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19.02.2020 à 23 H 40 • Mis à jour le 19.02.2020 à 23 H 40
Par
Hémicycle

Ramid favorable à la levée du secret sur les travaux des commissions parlementaires

Le ministre d’Etat chargé des droits de l’Homme et des relations avec le Parlement, Mustapha Ramid, a plaidé, mercredi à Mohammedia, pour la levée du secret sur les travaux des commissions parlementaires, afin de permettre aux citoyens d’être au courant de l’action et de la qualité du travail de leurs représentants.


La levée du secret doit se faire à travers la création de deux chaînes de télévision, une dédiée à la Chambre des représentants et la seconde à la Chambre des conseillers, pour diffuser l’ensemble des débats, a-t-il souligné lors d’une conférence organisée à la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Mohammedia sous le thème « Les relations gouvernement-parlement à la lumière des développements constitutionnels : enjeux et problématiques ».


Ramid a, en outre, insisté sur la nécessité de moraliser la vie politique sous la coupole, exhortant les partis politiques à revoir leurs choix et à œuvrer pour mandater des compétences reconnues pour leur intégrité et leur professionnalisme.


« La désignation de candidats sans aucune formation est de nature à accentuer le phénomène de l’absentéisme et affaiblir l’action de l’institution législative », a-t-il martelé.


Le ministre d’Etat a également révélé que le gouvernement compte annoncer prochainement sa décision relative au soutien financier aux partis politiques, expliquant qu’une partie de ces fonds sera consacrée à l’enrôlement de compétences susceptibles d’élever et d’améliorer le rendement du Parlement.


Abordant le bilan de l’action parlementaire au titre de la première session de l’année législative 2019-2020, M. Ramid a fait savoir que 20.297 questions écrites ont été adressées au Parlement, dont 11 154 ont fait l’objet d’une réponse, soit 55 %.


Le Parlement a également reçu, au cours de 180 séances, un total de 3.665 questions orales, soit 31 questions par séance à la Chambre des représentants et 18 à la Chambre des Conseillers, a-t-il ajouté.


Concernant la séance mensuelle sur la politique générale du gouvernement, M. Ramid a indiqué qu’au cours de 37 séances, un total de 343 questions ont été adressées au chef de gouvernement, mettant notamment en relief les contraintes auxquelles fait face le chef de gouvernement, dues principalement « au délai imparti pour répondre à chaque question ».

 

La séance de politique générale ne devrait pas, en principe, dépasser 120 minutes et doit s’articuler autour d’un seul axe, a-t-il estimé, appelant à un travail de fond pour rendre plus performantes et plus qualitatives les questions écrites et orales.


Évoquant le traitement réservé par le gouvernement aux propositions de loi, Ramid a noté que la plupart des textes déposés n’ont été pas acceptés par l’exécutif, en raison de leur formulation plutôt théorique et du manque de précision.

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