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13.09.2017 à 13 H 01 • Mis à jour le 13.09.2017 à 13 H 01
Par
Asie

Singapour : une musulmane devient la première femme présidente

Une musulmane issue de la minorité malaise est devenue, ce mercredi, la première femme présidente de Singapour, un événement assombri par des critiques sur son accession, sans élection, à ce poste largement honorifique.


Halimah Yacob (photo), ancienne présidente du Parlement où elle était déjà la première femme à occuper ce poste, a accédé automatiquement à la fonction suprême après que deux rivaux eurent été éliminés car ils ne remplissaient pas tous les critères requis, selon les autorités.


L’un des critères prévoit que les candidats venant du secteur privé doivent justifier de trois ans de travail à la tête d’une entreprise dotée d’un capital d’au moins 500 millions de dollars singapouriens (310 millions d’euros), ce qui n’était le cas d’aucun des deux rivaux.


Automatiquement qualifiée avec son mandat de député, Halimah Yacob, âgée de 63 ans et portant le voile, avait été élue à la tête du Parlement en 2013.


Le chef de l’exécutif est le Premier ministre Lee Hsien Loong, membre du Parti d’action populaire (PAP) au pouvoir depuis 1959.


C’est la première fois que la présidence a été réservée à la communauté malaise, à la suite d’une réforme de la Constitution en 2016 visant à garantir que des représentants de différentes communautés ethniques puissent accéder à la tête de l’Etat.


En revanche, ce n’est pas la première fois à Singapour, où la liberté d’expression est étroitement contrôlée, que des candidats à la présidentielle sont disqualifiés.


Halimah Yacob, mère de 5 enfants, sera investie jeudi pour un mandat de six ans.

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