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20.02.2020 à 14 H 16 • Mis à jour le 20.02.2020 à 14 H 16
Par
Justice

Un trio de maîtres-chanteurs du net arrêté à Oued Zem, «capitale de la sextorsion»

Deux frères âgés de 24 et 28 ans et une femme accusée d’être leur complice, tous résidents à Oued Zem, ont été arrêtés par la police judiciaire de Tanger pour « escroquerie et chantage sur Internet », rapportent divers médias.


Le trio, actif depuis 2014, piégeait ses victimes via de faux comptes sur les réseaux sociaux, se faisant passer pour des jeunes femmes pour les filmer dans des postures compromettantes et les faire chanter.


Les deux hommes identifiés par l’enquête sont poursuivis en état de détention tandis que la femme est demeurée en liberté provisoire. Plusieurs pièces à convictions, dont des ordinateurs et des reçus de mandats de transferts d’argent, ont été saisies à leur domicile.


La localité de Oued Zem est connue internationalement pour être l’épicentre de la sextorsion au Maroc. Yabiladi rappelle à ce titre un reportage de la BBC sur le sujet, de nombreux étrangers dont un ministre d’un Etat africain avaient été ainsi piégés par les gangs du net de la ville.


En mars 2017, le tabloïd britannique The Sun, évaluait à 3 000, le nombre de « sextortionistes » actifs à Oued Zem.


« Des milliers de maîtres-chanteurs dans une ville marocaine ont appris l’anglais sur des vidéos YouTube pour viser des victimes en Grande-Bretagne », indique le journal anglais qui décrivait le mode opératoire des escrocs. Ceux-ci incitent leurs victimes à se filmer dans des situations scabreuses avant de les faire chanter.


Après avoir visé des internautes du Golfe, ils avaient redirigé leur ciblage vers des gogos anglais. The Sun avait fait état du témoignage à visage découvert d’un jeune de 19 ans qui a débuté sa carrière de maître-chanteur à partir d’un cybercafé avant de s’équiper en matériel informatique et de louer un local.


L’hameçonnage se fait à travers de faux profils créés sur les réseaux sociaux et d’images de porn-stars. Les victimes se laissent alors filmer pensant à une Live Porn Session.


La même année, deux jeunes avaient arrêtés par les services de gendarmerie pour chantage et escroquerie sur Internet. Il avaient obtenu 143 000 dirhams sous forme de mandats reçus par les victimes essentiellement des pays du Golfe pour mettre fin à leur chantage.


Ce business rapporte plusieurs centaines de milliers de dirhams aux malfrats du net ce qui avait poussé la police britannique à mener des enquêtes et lancer une campagne de sensibilisation pour assister les victimes face aux racketteurs marocains. Le journal citait le cas d’un ado de 17 ans qui s’est suicidé…

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