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01.04.2021 à 13 H 26 • Mis à jour le 01.04.2021 à 13 H 26
Par
Lobbying

À l’Atlantic Council, Rama Yade devrait huiler les relations maroco-américaines

L’ancienne secrétaire d’État française a été nommée, le 29 mars, nouvelle directrice Afrique de l’influent think tank américain Atlantic Council pour « accroître sa visibilité et mieux développer le partenariat transatlantique », est-il mentionné dans la communication accompagnant cette décision.


À 44 ans, l’ex-secrétaire d’État chargée des Droits de l’homme puis des Sports de Nicolas Sarkozy aura pour mission de promouvoir les relations entre les États-Unis et les pays du continent, assure-t-on. Rama Yade a déclaré être « fière d’avoir l’opportunité d’agir au niveau mondial dans une période décisive pour le continent africain et ses partenaires américains et européens ».


Après son échec à la présidentielle de 2017, l’ex-égérie de la Sarkozie, s’était alors tournée vers l’entrepreneuriat et l’enseignement, intervenant à Sciences-Po Paris et à l’Université polytechnique Mohammed VI (UM6P) de Benguerir, où elle assure, en tant que « vacataire » un programme intitulé « l’Afrique au centre du monde ».


Chercheuse principale au Centre pour l’Afrique de l’Atlantic Council depuis 2019 à Washington, Yade a pu déjà y croiser le patron de presse et lobbyiste Ahmed Charai qui y occupe un siège au sein de son board. Le fait qu’elle partage le temps de ses activités entre Paris, Washington et Benguerir, aura sans aucun doute des retombées positives pour le Maroc dont elle n’a de cesse de louer les progrès et la gouvernance.


À la tête de la direction Afrique qui se chevauche avec la zone MENA pour le Maghreb dans l’organisation de l’Atlantic Council, Rama Yade pourra ainsi porter la voix du royaume dans les arcanes américaines, alors que la diplomatie de Rabat cherche toujours, après la reconnaissance par Donald Trump de sa souveraineté sur le Sahara Occidental, de transformer l’essai auprès de l’administration Biden, et notamment le Département d’Etat dirigé par Antony Blinken, apôtre du multilatéralisme et parangon des mécanismes onusiens.



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