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14.02.2021 à 08 H 16 • Mis à jour le 14.02.2021 à 08 H 16
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Diplomatie

Sahara: Deux hommes politiques belges appellent l’Europe à suivre l’exemple américain

Louis Michel, ministre d’Etat et ancien chef de la diplomatie belge et Jacques Brotchi, président honoraire du Sénat de Belgique, cosignent une tribune dans EUBriefs, une plateforme médiatique dédiée à l’actualité européenne, ouvrant ainsi le bal des soutiens du Maroc à Bruxelles pour convaincre le Vieux Continent d’emboiter le pas aux Etats-Unis dans la reconnaissance de sa souveraineté sur le territoire du Sahara Occidental.


« Le Sahara occidental : le moment est opportun pour une autonomie sous souveraineté marocaine », titrent les deux figures politiques de Bruxelles qui, comme un certain nombre de leurs confrères français estiment que le dossier enlisé dans les arcanes de l’ONU « a besoin d’un nouveau souffle », mettant en avant la menace d’une « déstabilisation dangereuse » de la bande sahélo-saharienne.


« L’avenir de l’Europe dépend de la stabilité en Afrique et plus particulièrement de cette région, considérée par d’aucuns comme la frontière du sud de l’Europe. L’administration Biden, bien consciente des enjeux, ne parait pas vouloir remettre en cause la marocanité du Sahara », écrivent-ils.


Leur constat sur le processus politique actuel est le suivant : « Les efforts diplomatiques aussi louables soient-ils ne permettent pas de débloquer ce conflit gelé opposant le Royaume chérifien aux indépendantistes sahraouis, soutenus par l’Algérie ».


« En d’autres termes, le soutien aux indépendantistes que ce soit en Europe, dans le monde arabe ou en Afrique s’affaiblit », en tirent-ils.


« (…) Nous nous acheminons lentement mais surement vers la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, et ce pour des raisons géographique, politique et géostratégique », estiment alors Louis Michel et Jacques Brotchi, appelant « l’Union européenne, en tant qu’acteur global de se positionner sur l’échiquier mondial » à favoriser «  la résolution du conflit car si l’Afrique est concernée au premier chef, l’Europe et le Moyen-Orient lui emboitent le pas ».


« Il nous appartient d’unir nos efforts pour parvenir à une solution juste, durable et mutuellement acceptable sous l’égide des Nations unies. L’Initiative marocaine d’Autonomie est une fenêtre d’opportunité qu’il faut saisir en tant que base « sérieuse et crédible » pour arriver à une solution négociée », plaident-ils, faisant valoir les relations privilégiées qu’entretient Rabat avec Bruxelles et le dynamisme économique du royaume tant au Sahara qu’en Afrique.

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