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26.03.2020 à 14 H 29 • Mis à jour le 26.03.2020 à 14 H 31
Par La rédaction

Gel des salaires à la RAM: la décision du P-DG est «illégale, courtermiste et bancale», selon les pilotes

« Avec l’avènement de la crise sanitaire actuelle, l’accélération et la gravité des évènements ces derniers jours marquent l’entrée dans une période d’incertitude. Si le constat est unanime, les moyens et les méthodes mis en œuvre par le management RAM sont plus que discutables », écrit l’Association marocaine des pilotes de ligne (AMPL) dans un courriel adressé ce jour à ses membres et dont Le Desk détient copie.


L’AMPL juge la dernière décision de Hamid Abbou, P-DG du groupe RAM, de procéder à des retenues salariales sur le salaire mensuel net est


- « Illégale car sans le consentement des salarié ni de leurs représentants et ne fait référence ni à une décision gouvernementale ni à aucun texte règlementaire »,


- « Inéquitable car l’architecture de la fiche de paie PNT entraine mécaniquement une baisse de salaire conséquente :

  • - Plus de 40 % de réduction liée à la baisse d’activité.
  • - A cela s’ajouteraient les 30 % annoncés et feraient subir de fait aux PNT une baisse du salaire mensuel moyen de presque 60 % comparé à l’année 2019. »


- « Courtermiste, car elle ne couvre que ce mois et sans garantie que cette décision soit limitée au seul mois de mars ». « Quelles seraient les solutions pour les mois d’avril, mai et jusqu’à décembre 2020 ? », s’interroge sur ce point l’association.


- « Bancale, car les modalités de ce prêt forcé sont imprécises : accord formalisé des PNT concernés, durée, modalités et échéancier du remboursement…etc ».


« Il faudrait impérativement revenir sur les événements que le Bureau AMPL n’a eu cesse de dénoncer et qui ont contribué à la situation critique des finances de la compagnie et ce, avant l’avènement de la crise sanitaire Covid-19 », ajoute l’association des pilotes qui fustige la gestion des effectifs et CDD : « une compagnie qui rémunère à 9500 euros plus de 45 pilotes étrangers jusqu’au 17 avril 2020 et qu’elle reconnaissait elle-même en sureffectif et qui n’a plus les moyens de payer ses propres pilotes le mois de mars 2020 » et la gestion de la crise GPI (General Private Interim, ndlr) : « un management qui a fait durer une crise causée par un mouvement social au sein du sous-traitant d’une filiale et ce en pleine période de pointe été 2019 ».



« Nous ne pouvons rester spectateurs et tétanisés par la gravité de la situation, et nous nous devons de condamner ces actes avec véhémence, explorer les voies juridiques possibles et demander la reddition des comptes », mais « pour cela, nous sommes tous conscients qu’il faudrait faire des concessions et des efforts, réfléchir ENSEMBLE à des niches d’économie et de réduction de coûts et ce, lorsque le management cessera de faire du salaire des pilotes, la seule et unique variable d’ajustement pour le sauvetage et la gestion de la compagnie nationale », conclut l’AMPL dans son courrier.



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