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Les confidentiels du monde des affaires et des cercles de pouvoir
02.08.2025 à 15 H 03 • Mis à jour le 02.08.2025 à 16 H 54
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Voisinage

La présence royale à Tétouan coïncide avec le retrait du drapeau espagnol des îlots Tierra et Mar

Alors que le Roi Mohammed VI poursuit son séjour à Tétouan à l’occasion de la célébration du 26e anniversaire de son accession au Trône, la récente disparition des drapeaux espagnols des îlots de Tierra et de Mar, au large d’Al Hoceima, soulève des interrogations dans la presse ibère.


Selon ces mêmes sources médiatiques, les pavillons espagnols ont été retirés « sans explication officielle » par les autorités militaires, sur décision présumée du ministère espagnol de la Défense. Ce geste, passé d’abord inaperçu, a été confirmé par des participants de la régate Blas de Lezo, une course nautique internationale ayant récemment fait escale à proximité de ces îlots. Plusieurs régatiers affirment avoir constaté la présence des drapeaux quelques jours avant leur disparition. À ce jour, aucun commentaire officiel n’a été fourni par Madrid, laissant libre cours à toutes les interprétations.


Ces petits confettis rocheux – Tierra, Mar et Alhucemas – sont sous souveraineté espagnole depuis plus de quatre siècles, mais leur statut reste un sujet de friction de basse intensité entre les deux pays. Situés à quelques encablures d’Al Hoceima, à proximité directe de la côte marocaine, ces îlots sont considérés par l’Espagne comme des « places de souveraineté mineure » inhabitées, mais stratégiquement sensibles.


La décision de retirer les drapeaux, si elle s’avère intentionnelle, intervient dans un contexte diplomatique particulier. Une irritation était perceptible après la participation d’un représentant du Front Polisario au congrès du Parti populaire espagnol. Les autorités marocaines ont maintenu le gel des points de passage commerciaux à Ceuta et Melilla, gouvernées toutes deux par le même parti, même si des explications d’ordre technique ont été évoquées. La presse espagnole disserte également la résurgence du discours d’un hypothétique « Comité de libération » favorable à une « Marche verte » vers les présides espagnols, en écho au précédent du Sahara en 1975.

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