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15.02.2016 à 19 H 47 • Mis à jour le 15.02.2016 à 23 H 04
Par
Diatribe

Cheikh Al Kazabri menace Ahmed Assid dans une tribune sur Facebook

Souvent présenté comme un religieux modéré, le jeune Cheikh Omar Al Kazabri a menacé l’intellectuel Ahmed Assid sur sa page Facebook. MONTAGE LE DESK
L’activiste laïc, qui fait régulièrement l’objet d’attaques de la part des islamistes, a été pris à partie par le célèbre imam qui officie à la grande mosquée Hassan II de Casablanca durant le Ramadan.

A l’antenne de France 24, Ahmed Assid, connu pour son activisme en faveur de la laïcité,  a appelé à se référer à de nouvelles interprétations de la sourate coranique Al Fatiha au lieu de celle attribuée au Prophète qui établit que « les maudits » sont les juifs et les chrétiens. En réponse, le Cheikh Omar Al Kazabri, l’un des imams les plus populaires du royaume, s’est attaqué à l’intellectuel dans une tribune d’une rare violence publiée sur sa page Facebook.


Une diatribe promettant les foudres de l’Enfer

« Qui t’a autorisé à parler en notre nom ? Crois-tu que ce que tu avances puisse toucher à nos constantes ? Nous avons besoin de l’interprétation de notre prophète, c’est notre imam et notre guide ! Tes sorties renforcent notre amour du prophète. Les Marocains sont attachés à leur religion. L’appel à une abolition de l’interprétation d’Al Fatiha par notre Prophéte est un appel à l’abolition de toute l’interprétation du Coran ! », a notamment écrit Al Kazabri, célèbre pour ses prêches et sermons durant les veillées du mois sacré du Ramadan, attirant chaque année, des milliers de fidèles sur l’esplanade de la grande mosquée Hassan II de Casablanca.


Le jeune prédicateur, réputé pour ses récitations coraniques mélodieuses et sa maitrise des règles du tajwid, a toujours été présenté comme un religieux modéré. Pourtant, envers Assid, qui s’exprimait lors d’une émission télévisée au sujet de la réforme de l’éducation religieuse, sa diatribe a pris des accents dangereusement menaçants : « Si tu as encore un semblant de pudeur, je t’appelle à te repentir avant qu’il ne soit trop tard ! », lui a-t-il lancé, promettant à l’activiste laïc, les foudres de l’Enfer qu’il devrait endurer après sa mort.