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13.07.2020 à 14 H 24

DiplomatieCrise malienne: Le Maroc tente une discrète médiation entre l’imam Dicko et le président IBK

Après que Bamako a été le théâtre de violences tout le week-end, faisant au moins onze morts suite à une contestation emmenée initialement par le très influent imam rigoriste Mahmoud Dicko, celui-ci appelle désormais au calme.


Une source diplomatique consultée par Le Desk, affirme que « le Maroc fait partie des pays qui appellent à la retenue et qui assurent les bons offices entre les parties ».


D’autres sources précisent que Rabat a tenté discrètement une médiation entre l’opposition et le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). Driss Isbayene, l’ambassadeur du Maroc tout récemment nommé à Bamako, a transmis un message du roi Mohammed VI à l’imam Mahmoud Dicko, chef de la contestation.


De leur côté, les représentants de l’Union africaine, de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’ONU et de l’UE au Mali ont exprimé leur « préoccupation » devant les troubles dans le pays et appelé à « la retenue ».


Dans un communiqué commun publié dans la nuit de dimanche à lundi, ils se disent « très préoccupés » et « condamnent avec vigueur toute forme de violence comme moyen de règlement de crise » et « invitent toutes les parties prenantes à la retenue et leur demandent de toujours privilégier le dialogue ».


Les représentants au Mali des quatre organisations se disent « persuadés » que les conclusions d’une récente mission de bons offices de la CEDEAO « posent les bases d’une solution appropriée ».

 

Cette mission avait évoqué la « nécessité » de mettre en place un « gouvernement consensuel d’union nationale ». Elle prônait l’organisation de législatives partielles dans des circonscriptions dont la Cour constitutionnelle a invalidé les résultats après les élections de mars-avril.


Des tensions se sont intensifiées à Bamako depuis les législatives de mars-avril. Une coalition hétéroclite de leaders religieux, de personnalités du monde politique et de la société civile mène la protestation.


Le mouvement de contestation réclame « la dissolution du Parlement, la formation d’un gouvernement de transition dont il désignerait le Premier ministre, ainsi que le remplacement des neuf membres de la Cour constitutionnelle ».


Samedi soir, le chef de l’Etat malien a annoncé la dissolution de la Cour suprême. Certains des neuf membres de la Cour ont déjà démissionné.


Keïta a aussi ouvert la voie à des législatives partielles là où la Cour a invalidé les résultats, suivant en cela les recommandations de la mission de bons offices des Etats ouest-africains.

11.07.2020 à 20 H 36

BusinessKhalida Azbane remplace son père décédé du Covid-19 à la présidence de l’entreprise de cosmétique

Khadija Azbane est la nouvelle P-DG d’Azbane. La décision a été prise lors d’une assemblée générale tenue le 12 juin. Une nomination qui intervient près de deux mois après le décès de Mohammed Azbane, emporté en avril par le Covid-19 à Paris à l’âge de 77 ans.


Lors du même assemblée, deux de ses frères, Said et Khalid Azbane, respectivement directeur technique et directeur export, ont rejoint le conseil d’administration.


Née à Marrakech en 1961, Khalida Azbane Belcady obtient son baccalauréat Sciences Expérimentales en 1980 à Casablanca. Elle s’envole ensuite pour Paris où elle obtient son diplôme en chimie organique à l’Institut supérieur international du parfum, de la cosmétique, et de l’aromatique alimentaire en 1985.


Passionnée par la culture asiatique, elle décide ensuite de s’en aller au Japon, où elle suit une formation de haut niveau en management, en 1986. En 1990, son père la nomme directrice générale du Groupe Azbane, avait écrit VH Magazine à son sujet en 2018. Après être passée par de nombreuses grandes écuries cosmétiques telles que Christian Dior ou encore Shisheido, elle reprenait donc les rênes de l’entreprise familiale, ajoutait la même source.


En 2006, elle devient la première femme vice-présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). En 2011, le Roi Mohammed VI l’avait choisie comme membre-experte du Conseil économique, social, et environnemental (CESE).


Début juillet, la nouvelle présidente du groupe de cosmétique avait également fait parler d’elle après sa nomination comme administrateur de Sonasid à l’instar de Mohammed Fikrat, patron de Cosumar.

10.07.2020 à 11 H 09

Voitures électriquesCobalt: Managem décroche un marché de 100 M€ avec BMW

Le constructeur automobile BMW a signé un contrat d’approvisionnement avec la société minière marocaine Managem, filiale de la holding royale SNI, pour s’approvisionner en cobalt, matière première clé pour la fabrication de batteries destinées à ses véhicules électriques dont le développement est un axe majeur de sa stratégie de développement.


« Le contrat porte sur environ 100 millions d’euros », a déclaré Andreas Wendt, membre du comité de direction de BMW AG responsable des achats et du réseau de fournisseurs.


Avec cette commande, le constructeur allemand couvrira environ un cinquième de ses besoins en cobalt pour la cinquième génération de ses moteurs électriques. La société s’approvisionnera en Australie pour les quatre cinquièmes restants de ses besoins en cobalt. Le contrat entre BMW et Managem Group court sur une durée de cinq ans (2020 –  2025). Les deux sociétés avaient déjà signé un protocole d’accord sur l’achat direct de cobalt au Maroc à Marrakech en janvier 2019.


D’ici 2023, BMW vise la production de 25 modèles électrifiés de sa gamme de véhicules, dont plus de la moitié entièrement électriques. Son besoin de matières premières augmentera en conséquence. Pour le cobalt seul, ils tripleront d’ici 2025.


Le groupe BMW produit des batteries en interne dans ses usines de Dingolfing (Allemagne), Spartanburg (USA) et dans l’usine BBA de Shenyang (Chine). Il a également délocalisé la production de batteries en Thaïlande, où il travaille avec le groupe Dräxlmaier.

09.07.2020 à 15 H 50

IndustrieElalamy choisit Bearing Point pour son nouvel arsenal de veille stratégique

Plusieurs cabinets internationaux d’intelligence économique étaient sur le pied de guerre depuis 2019 pour répondre à l’appel d’offres du ministère de l'industrie destiné à la mise en place d’un nouvel outil intégré de veille stratégique. Certains prétendants ont jeté l’éponge dans la dernière ligne droite. Au final, le 8 juillet, c’est l’offre franco-marocaine de Bearing Point qui a remporté la mise. Les détails

Le ministère de l’industrie a sélectionné le cabinet d’intelligence économique Bearing Point pour mettre en place un nouvel arsenal de veille stratégique.


Plusieurs grands noms de l’intelligence économique (IE) étaient sur le pied de guerre pour s’imposer auprès du département dirigé par Moulay Hafid Elalamy.


Dans un premier temps étaient sur les rangs Mazars, dirigé par Abdou Diop, à travers Global Intelligence Partners (GIP) qu’il contrôle depuis 2015, ESL &  Network qui avait soumis une offre associant la maison-mère parisienne et la filiale à Rabat, dirigée par Sami Baghdadi, ainsi que le cabinet californien Frost &  Sullivan, spécialiste des études de marché et du conseil en stratégie de croissance, via sa filiale émiratie et en partenariat avec le cabinet marocain CMIES, présidé par Mourad Oubrich.


Mais au 9 juin date d’ouverture des plis, les dernières soumissions à l’appel d’offres pour « la mise à niveau du système de veille et d’intelligence stratégique » du ministère ont révélé une nouvelle liste de prétendants, les autres ayant jeté l’éponge : SIS Consultants, Cabinet Aisse, Mazars Audit et Conseil, KPMG et le Groupement Bearing Point Maroc et Bearing Point France. De leur côté, Frost et ESL avaient, le 2 juin, contesté le fait qu’il faut disposer d’un certificat d’agrément D13 qualifiant les cabinets aptes à réaliser des marchés publics « d’études générales » et que seul le ministère de l’équipement peut délivrer dans le cadre de marchés de BTP…


Tous les cabinets demeurés dans la course ont été déclarés admissibles, mais c’est au final le groupement franco-marocain Bearing Point qui a remporté la mise le 8 juillet pour un acte d’engagement d’1,425 million de dirhams, légèrement supérieur à ceux de ses concurrents. Sa note technique, largement supérieure à celle de ses compétiteurs lui a permis de les supplanter.


Lancée en 2019, cette consultation a pour objectif de doter le ministère d’un outil de veille dont il ne disposait pas en réalité malgré son intitulé évoquant une « mise à niveau ». L’objectif de mieux positionner le Maroc dans l’économie mondiale dans le contexte difficile de la crise du Covid-19 a rendu cruciale l’obtention de cet outil.

09.07.2020 à 14 H 39

AérienPlan social à la RAM: les cinq mesures obtenues pour les départs volontaires

Suite à la réunion au sein de la Royal Air Maroc annonçant un plan social visant licenciement de 858 employés de la compagnie aérienne nationale, les négociations entre les délégués du personnel et la direction ont abouti ce 9 juillet à cinq mesures d’accompagnement pour les départs volontaires.


L’offre a été négociée énergiquement, point par point par l’UMT avec le top Management. Ainsi les négociations ont abouti à l’amélioration des conditions, initialement proposées qui se résument comme suit et dont les modalités seront détaillées par la compagnie au personnel intéressé :


–  Extension de l’offre aux salariés âgés de 56 ans et plus au lieu de 57 ans.

–  Verser au salarié volontaire une prime de fin de carrière équivalente à 5 mois de salaires plafonnée à 100 000 dirhams (indépendamment des années restantes).

–  L’inclusion de la part salariale de la cotisation RECORE dans le calcul du pécule

–  Cotisations mutuelles : Une prise en charge totale de la part patronale et salariale due à la mutuelle pour l’ensemble des années restantes.

–  Tous les avantages et statut de retraités Royal Air Maroc


L’opération de départ volontaire démarre ce jeudi 9 juillet, date butoir fixée pour les demandes à introduire auprès de la direction.


« Nous avions exprimé alors, une position commune à tous, Bureau syndical, délégués du personnel et salariés qu’ils représentent, à savoir notre opposition à tout licenciement économique, départ forcé ou ciblé pour l’ensemble du personnel », note toutefois le bureau syndical affilié à l’UMT.


Ces mesures ont fait l’objet d’une note de la direction de la RAM à son personnel.

08.07.2020 à 13 H 26

Bases navalesL’ambassade des Etats-Unis à Rabat dément le transfert de l’US Navy de Rota vers Ksar Sghir

Suite aux informations relayées par la presse espagnole concernant l’éventualité d’un transfert de la base navale américaine de Rota sur la façade atlantique de l’Espagne vers la base navale marocaine de Ksar Sghir, le porte-parole de l’ambassade américaine à Rabat a émis une note de presse dont Le Desk a reçu copie démentant catégoriquement ces allégations.


« Les États-Unis n’ont reçu aucune offre du Maroc pour déplacer les actifs de l’US Navy de Rota à Ksar Sghir. Les rapports selon lesquels l’accord de la marine américaine avec Rota expirera bientôt sont inexacts », a précisé la source diplomatique autorisée.


Moins d’un an avant l’expiration en 2021 de l’accord que l’Espagne a conclu en 1988 avec les États-Unis pour autoriser l’utilisation de la base atlantique de Rota par les forces américaines, le Maroc aurait proposé que sa base navale de Ksar Sghir la remplace pour accueillir la 6ème flotte de l’US Navy en transit par le Détroit de Gibraltar, avait affirmé El Espanol.

 

Rabat aurait même « quadruplé la superficie » de la base navale de Ksar Sghir pour être en capacité d’ « accueillir des sous marins », précisait le média espagnol. Une extension qui serait la conséquence d’une visite du Pentagone pour juger si son port en eaux profondes pouvait accueillir des navires de l’US Navy.

08.07.2020 à 04 H 41

DiplomatieNabila Freidji, une femme de réseaux dans le chaudron diplomatique d’Oslo

Ex-banquière, femme d’affaires dans l’industrie publicitaire, Nabila Freidji est le nouveau visage de la diplomatie marocaine en Norvège. Son aisance dans les relations internationales développées au sein de la CGEM est un atout, mais l’ambassade d’Oslo n’est pas une sinécure, notamment sur la question du Sahara et des droits de l’Homme. Sur ses sujets, les relations avec le pays nordique sont tendues

Nomination surprise parmi la valse des ambassadeurs annoncée lors du Conseil des ministres présidé le 6 juillet par le roi Mohammed VI, celle de Nabila Freidji, 47 ans, femme issue du monde des affaires qui aura la mission importante de représenter la diplomatie marocaine en Norvège.


Diplômée de l’ISCAE en Commerce international et de l’Ecole Roi Fahd de Traduction, Nabila Freidji a bénéficié d’une première expérience dans la finance la monétique et le transfert d’argent, notamment au sein du groupe Wafabank, avant de se tourner vers l’industrie de la communication. Elle a ainsi cofondé MediaRep, très active dans l’affichage urbain, dont l’habillage publicitaire des bus et tramways de Casablanca.


Elle est aussi présente dans le secteur de la pêche avec Fred Fisheries dans le grand sud où elle avait présidé la commission régionale de l’organisation patronale CGEM. Nabila Freidji était à ce titre très engagée dans la redéfinition du modèle de développement économique des Provinces du Sud, une feuille de route officialisée par le roi lors d’un déplacement à Laâyoune fin 2015.


Mais c’est à l’international où la femme d’affaires a montré de grandes capacités relationnelles. Elle avait occupé le poste de vice-présidente de la CGEM sous le mandat de Salaheddine Mezouar après avoir présidé la Commission des affaires internationales.


Elle intervient en tant qu’experte reconnue auprès de plusieurs groupes de réflexion internationaux et institutions internationales, comme le World Economic Forum, l’OCDE, UCLA, UNECA ou encore l’Union Africaine.



Freidji avait notamment a rejoint il y a deux ans, à Addis-Abeba, l’African Women Leadership Fund, lancé par l’Union Africaine, ONU-Femmes et par la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique. Présidé par Vera Songwe, secrétaire exécutive de la CEA, y siègent à ses côtés Evelyne Tall-Daouda, ancienne DG d’Ecobank, ou encore Malado Kaba, ex-ministre des finances de la Guinée. Elle préside depuis 2019 la section Maroc du réseau des femmes leaders africaines.



Autant d’atouts qu’elle devra déployer à Oslo dont les relations avec Rabat ne sont pas de tout repos. Si la Norvège, à l’instar des autres pays scandinaves coopère avec le Maroc sur le volet économique, –  notamment dans l’industrie de la pêche ou à travers des investissements privés dans l’énergie bénéficiant de fonds souverains -, sur les questions souvent épineuses liées aux droits de l’Homme ou sur le dossier du Sahara Occidental, sa position fait souvent grincer des dents la diplomatie marocaine.


En avril dernier, la cheffe de la diplomatie norvégienne, Ine Eriksen Soreide, a été vivement critiquée par la presse semi-officielle après ses déclarations au sujet des militants indépendantistes condamnés et détenus au Maroc.


Officiellement, la Norvège « appuie les efforts de l’ONU pour parvenir à un règlement politique du conflit du Sahara occidental » et contribue par un « appui humanitaire en faveur des réfugiés sahraouis ». Dans les faits, Oslo conseille aux milieux d’affaires du pays de ne pas opérer sur le territoire revendiqué à la fois par le Maroc et le Polisario pour « éviter toute violation du droit international ».

 

C’est sur le front de la société civile et de certains milieux politiques que le travail de conviction de Nabila Freidji sera le plus rude à mener.


Depuis de nombreuses années, le « Comité norvégien de soutien au Sahara Occidental » et l’ONG Pro-Polisario Western Sahara ressources Watch (WSRW) conjuguent leurs efforts pour établir la thèse du « pillage des ressources naturelles » du territoire.


Nabila Freidji en compagnie de Faraji Kasidi Mnyepe, Secrétaire permanent du Ministère des Affaires étrangères de #Tanzanie. CGEM


Dernière action en date, les pressions exercées en avril dernier sur la compagnie d’énergie Equinor pour qu’elle cesse ses livraisons de gaz à un client implanté au Sahara.


A cette occasion, l’agence officielle MAP avait sorti l’artillerie lourde en qualifiant la Norvège, de « champion mondial de l’écologie financée par l’argent de ses gisements pétroliers, dont l’éloignement géographique ne saurait justifier son ignorance magistrale de l’évolution politique et juridique que connait la question du Sahara », et d’ajouter que « la Norvège aurait mieux fait de se rallier à la position internationale en œuvrant à instaurer la paix plutôt que de continuer à jouer le jeu de l’Algérie en fantasmant sur l’existence d’un peuple du Sahara occidental ou sur la spoliation de ressources ».

 

Preuve que Nabila Freidji aura fort à faire pour trouver une voie de conciliation à même de dépasser les fâcheries récurrentes entre Rabat et Oslo, là où Lamia Radi qui lui cède son poste a échoué.

07.07.2020 à 23 H 27

ArméeLe Maroc a acheté pour plus de 61 M€ d’armes à l’Allemagne en 2019

Le rapport du ministère fédéral de l’Économie allemand sur les exportations d’armement en 2019 a révélé que la valeur des transactions avec le Maroc s’élevait à 61,4 millions d’euros, relève le compte Twitter Actu Défense Maroc.



Parmi les acquisitions faite par Rabat, figurent des Drones/UAV avec leurs équipements pour contrôle, poursuit la même source, mais aussi des pièces de rechange pour aéronefs et des radars de surveillance.


Le Maroc est, selon le dernier rapport du Stockholm International Peace Research Institute (Sipri), le 31e importateur d’armes majeures au monde en 2015-2019. Les Etats-Unis représentent 91 % des importations marocaines d’armes, suivis par la France (8,9 %) et le Royaume-Uni (0,3 %).

07.07.2020 à 14 H 25

Covid-19Les Marocains rapatriés seront désormais confinés à domicile

Une circulaire adressée le 6 juillet par le ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb, aux directeurs régionaux de la Santé (n°50/DELM) et au Conseil de l’ordre national des médecins (n°51/DELM), met à jour les dispositions décidées le 20 mai (38/DELM) pour la prise en charge des cas de Covid-19 et de leurs conctas.


Pour ce qui concerne les cas contacts, aucun changement important n’est apporté. Depuis le 20 mai, les cas contacts sont invités à s’isoler chez eux pendant 14 jours, avec un test de dépistage le 1er jour et le 7e jour. Jusqu’au 20 mai, ils étaient placés dans des structures dédiées (circulaire n° 29 DELM du 5 avril).


Si pour les cas contacts le processus de contrôle et de prévention a été renforcé (voir le détail dans la circulaire ci-dessous), le mode opératoire à l’accueil des Marocains bloqués à l’étranger a été réadapté en raison de leur afflux important.


Jusqu’ici, chaque revenant subissait un test virologique rapide dit PCR. En cas de test positif, une hospitalisation était systématiquement décidée. En cas contraire, un confinement dans une structure dédiée durant neuf jours suivi d’un second test était appliqué. Au second résultat négatif, la personne était invitée à un confinement volontaire à domicile.


Le modus operandi a changé avec cette nouvelle circulaire. Au premier test négatif sans aucun signe clinique, la personne rapatriée part désormais directement en isolement volontaire à domicile pendant 14 jours avec application d’un second test PCR en cours de confinement. Il lui est aussi demandé l’activation de l’application Wyqaytna.


Dans le cas d’un test négatif, mais avec des signes cliniques suspects ou un passif de contact étroit avec des porteurs du virus, un confinement de 7 jours est décrété dans une structure dédiée avec à son terme un second test PCR. Si ce test s’avère positif, une hospitalisation est décidée. S’il est négatif, un auto-isolement à domicile pendant 7 jours supplémentaires est requis.


Selon Nasser Bourita, près de 8000 marocains devaient être rapatriés au terme du mois de juillet.


CIRCULAIRE 51/DELM/ 6 JUILLET 2020

07.07.2020 à 02 H 11

France-MarocDupond-Moretti, Garde des Sceaux à Paris, avocat prisé par le Palais à Rabat

A l’annonce de la composition du nouveau gouvernement dirigé par Jean Castex, fraîchement nommé par le Président Emmanuel Macron, le nom qui a véritablement crée la surprise aura été celui du célèbre avocat Eric Dupond-Moretti, qui a hérité du portefeuille de Garde des Sceaux, ministre de la Justice.


Aussitôt son nom annoncé, les commentaires, diamétralement opposés ont commencé à fuser de toutes parts, sur les réseaux sociaux, les médias qui ont consacré des éditions spéciales au remaniement gouvernemental, ainsi que chez les hommes politiques de tous bords. D’aucuns encensaient le choix porté sur Eric Dupond-Moretti, quand d’autres évoquaient un mauvais casting.


Car l’homme ne laisse pas indifférent. Sa forte personnalité non plus.


Âgé de 59 ans, Eric Dupond-Moretti s’est fait une réputation dans le monde de la justice, en obtenant plus de 140 acquittements devant les cours d’assises de France. Une prouesse qui lui a valu le surnom « d’Acquittator ».


Il est connu aussi pour avoir défendu de nombreuses personnalités controversées comme Abdelkader Merah, le frère du terroriste Mohamed Merah, le procès « le plus difficile de sa carrière », comme il le reconnait lui même et qui lui avait valu des menaces de mort, Bernard Tapie, Jérôme Kerviel, Jérôme Cahuzac ou plus récemment Patrick Balkany. Il avait aussi pris la défense du député franco-marocain M’jid El Guerrab, alors que celui-ci a été placé en garde à vue après son altercation avec un responsable PS…


Au Maroc, l’avocat médiatique des procès difficiles est aussi un visage connu pour être en charge des intérêts de la monarchie (dans l’affaire Laurent-Graciet), lorsqu’il a eu à répondre aux fausses rumeurs de la presse à sensation ou encore quand le Palais l’avait sollicité en faveur du chanteur Saad Lamjarred

07.07.2020 à 00 H 56

IntrusionsCybersécurité: le Maroc veut sanctuariser son administration

Le roi Mohammed VI a approuvé, lors du Conseil des ministres tenu le 6 juillet, un projet de loi concernant la cybersécurité.


Celui-ci vise à établir un cadre juridique permettant de renforcer la sécurité des systèmes d’information des administrations de l’État, des collectivités territoriales, des établissements et entreprises publics et toute autre personne morale de droit public, ainsi que les opérateurs de télécommunications.


Le projet prévoit aussi des règles sécuritaires particulières applicables aux infrastructures d’importance vitale.


Le royaume dispose d’établissements nationaux opérant dans ce domaine, en particulier le Centre de veille, de détection et de réponse aux attaques informatiques relevant de la Direction générale de la sécurité des systèmes d’information (DGSSI). Ce centre émet régulièrement des mises en garde contre la possibilité d’intrusion de malwares.


En 2014, le compte Twitter @chris_coleman24, s’était fait connaître en révélant des documents compromettants pour les autorités marocaines après un piratage massif d’adresses mail et de serveurs de l’administration. La divulgation de dizaines de documents à caractère sécuritaire et diplomatique datant de 2008 à 2012 avait poussé le gouvernement à renforcer la protection de ses données, mais des failles béantes existent encore à différents niveaux.

07.07.2020 à 00 H 27

Aviation civileLa formation des pilotes de ligne désormais confiée à l’armée de l’air

Le Conseil des ministres qui s’est tenu le 6 juillet sous la présidence de Mohammed VI a approuvé un projet de décret qui porte sur la réorganisation de l’École Royale de l’Air (ERA).


Il a pour objet de permettre aux compagnies nationales de transport aérien de bénéficier de l’expertise des Forces armées royales (FAR) en matière de formation aéronautique, en permettant aux Écoles Royales de l’Air de former les pilotes de ligne des compagnies nationales, et ce dans un cadre contractuel entre l’Administration de la Défense nationale et les compagnies nationales de transport aérien.


En clair, la formation des pilotes de lignes qui relevait jusque-là de la Royal Air Maroc est désormais confiée aux Forces royales air (FRA).


La formation au pilotage d’avions de ligne avait repris sous l’égide de la RAM en mai 2018 après sept années d’interruption. « L’accès à cette filière est désormais ouvert aux lauréats du concours national commun et aux ingénieurs d’état », annonçait à l’époque l’Association marocaine des pilotes de ligne (AMPL) dans un communiqué.


« Fruit d’une longue négociation entre cette dernière et les différents acteurs du transport aérien, notamment Royal Air Maroc, la réouverture de l’Ecole nationale des pilotes de ligne devrait à terme combler le sous-effectif en pilotes et diminuer les cadences de travail effrénées subies ces dernières années », rapportait avec satisfaction l’association des pilotes de ligne (AMPL).


La compagnie nationale devait ainsi tourner la page des pratiques de « pay to fly » qui avaient suscité une vive polémique en 2016. Mais la grave crise qui menace la compagnie nationale a de nouveau obligé l’Etat à la délester de cette mission, cette fois-ci au profit de l’armée.

04.07.2020 à 21 H 11

Surveillance Document: la réplique d’Amnesty International au Maroc sur le logiciel espion Pegasus

Dans sa réponse au Chef du gouvernement, Amnesty International s'explique sur son enquête et aborde également son retard de réponse du à une erreur de l'ambassade marocaine à Londres au sujet de l'adresse de l'ONG

Interrogée par le gouvernement au sujet des détails de l’enquête portant sur la surveillance du journaliste Omar Radi, Amnesty International réplique en adressant, ce 3 juillet, une correspondance au Chef du gouvernement signée Heba Morayef, directrice pour la zone MENA.


Le document, dont Le Desk détient copie, précise d’emblée qu’il y a eu une erreur de la part des autorités marocaines au sujet de l’adresse postale d’Amnesty International.  S’adressant à Saâdeddine El Otmani, Amnesty précise : « Nous vous informons que nous avons reçu votre réponse le 1er juillet, par la voie de votre ambassade basée à Londres qui s’est adressée à notre section locale anglaise, et non via notre secrétariat international. De plus, en raison des circonstances liées à la crise du Covid-19 et à la fermeture des locaux de cette section, nous n’avons reçu votre réponse que maintenant ».


Selon Amnesty, l’ambassade marocaine à Londres se serait donc trompée de destinataire…d’où le retard de réplique de l’ONG. Ayant reçu la communication officielle le 1er juillet, elle répondra le 3 juillet. De son côté, le gouvernement insiste pour dire avoir donné un délai de 7 jours à Amnesty pour fournir ses preuves, à compter du 26 juin.


« En accord avec notre méthodologie de travail, nous vous avons adressé le 9 juin une lettre officielle pour répondre, par la biais de 5 fonctionnaires du ministère des Droits de l’homme, deux semaines avant la publication de notre enquête », affirme Amnesty International, allusion faite à l’accusation du gouvernement de ne pas avoir été consulté avant publication et sa reprise par 17 médias internationaux, dont  Le Desk au Maroc.


La correspondance détaille également les résultats de l’enquête portant sur Omar Radi. Sur celui-ci, Amnesty International rappelle qu’il n’est pas le seul à avoir été espionné via le logiciel de la firme israélienne NSO Group. Avant lui, d’autres militants ont également été visés par Pegasus, dont notamment Maâti Monjib ou encore l’avocat du Hirak, Abdessadak El Bouchattaoui. De plus, Amnesty International précise bien que ce logiciel n’est destiné à la vente que pour les agences gouvernementales et qu’il ne peut être activé, via une injection sur réseau, que si les opérateurs du pays le permettaient.


Pour rappel, ce 4 juillet, Amnesty International réagissait aux déclarations formulées par le gouvernement le 3 juillet. Elle niait ne pas avoir contacté les autorités et prévenait qu’elle comptait adresser une correspondance aux autorités détaillant l’enquête.


03.07.2020 à 19 H 11

Grand raoutMyriam Abikzer dans les starting blocks pour les assemblées BM-FMI d’octobre 2021 à Marrakech

L'antenne marocaine du groupe français ESL & Network planche sur le cahier des charges pour la tenue des assemblées annuelles des deux institutions financières internationales, fin 2021 à Marrakech. Une bataille entre grands prestataires de l’événementiel se profile avec en pôle position Avant-Scène de Myriam Abikzer qui pourrait profiter d’une clause non dite de «préférence nationale»…

ESL AP Maroc (ex-ESL Agence Publics Maroc), filiale de la firme française de conseil stratégique ESL &  Network a été choisie comme assistant à maîtrise d’ouvrage (AMO) par le ministre des finances Mohamed Benchaâboun pour établir le cahier des charges de la tenue des assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), en octobre 2021 à Marrakech. ESL rappellent nos sources, a décroché le contrat il y a un an sous le mandat de Mohamed Boussaid, accord qui a été depuis sécurisé dans le contexte du Covid-19.


L’événement, très attendu pour la relance de la marque Maroc post-Covid-19 et repositionner au plus vite la ville ocre dans le circuit des grands events à l’international, devrait réunir jusqu’à 15 000 participants. Pour cela, le département des Finances compte sur le dispositif mis en place par ESL qui compte outre le banquier d’affaires Mohamed Benslimane (Advisory &  Finance Group –  AFG), l’ex-wali M’Hammed Dryef et Omar Alaoui, qui avec la CGEM avait entres autres missions participé à l’organisation des Assises de la fiscalité.


Le cahier des charges sera adressé aux grandes firmes d’événementiel marocaines et étrangères, ce qui préfigure d’une grande bataille entre celles qui tiennent le haut du pavé au Maroc.


Première en embuscade, l’incontournable Avant-Scène. Le groupe multi-métiers dirigé par la très influente Myriam Abikzer, a, en plein Covid-19, bénéficié d’une injection de capital providentielle fin avril. Cette opération qui a porté sur 50 millions de dirhams en échange de 30 % des parts du groupe –  est portée par un fonds géré par Upline, la banque d’affaires de la Banque centrale populaire (BCP), comme Le Desk l’avait décrypté dans une précédente enquête.


Avant-Scène (Nouvelle Société Avant Scène – NSAS) a ainsi été sauvée des eaux alors qu’elle a vu son activité se contracter, à l’instar de ses concurrents, sous l’effet conjugué de la pandémie du nouveau coronavirus et de l’annulation de tous les grands événements publics. Elle est donc dopée pour se présenter en favorite du marché. Sa machine à convaincre s’appuiera aussi sans nul doute sur le cabinet Cambre Advocacy Maroc dont elle contrôle le capital via NSAS aux côtés de l’Italien SEC Newgate, dont le joker n’est autre que Driss Benhima.


Du côté des prestataires internationaux, le géant français GL Events pourra rappeler qu’il a organisé l’Annual Meeting FMI/Banque mondiale de Lima (Pérou) en 2015. Et aussi qu’il avait remporté l’appel d’offres pour l’aménagement du site hébergeant la conférence environnementale COP22 à Marrakech en 2016, au sein d’un consortium qui comprenait…  ESL Agence Publics, rappelle Africa Intelligence qui précise que les deux sociétés ne pourront pas, cette fois, faire équipe, l’AMO ne pouvant ensuite concourir à son propre cahier des charges.


Autre prétendant logique, Richard Attias &  Associates. Forum des affaires de Riyad, conférence de Bahreïn… L’homme d’affaires marocain est passé maître dans l’organisation de grands raouts prisés par les investisseurs et les VIP. Quelque peu doublé dans son pays d’origine, il est cependant revenu aux devants de la scène lors d’un show télévisé de 2M destiné sous l’habillage de la préservation du patrimoine architectural casablancais à promouvoir le projet urbain Metropolitan des Arènes du très introduit bâtisseur Yamed qui va accueillir un hôtel Canopy by Hilton…  Attias avait cependant été snobé par Benchaâboun qui n’avait pas répondu à son invitation de participer au sommet virtuel France-Afrique… 


Si, selon nos sources, ESL AP Maroc a la mission de la rédaction du cahier des charges, de tracer les exigences de l’architecture et des contenus du site internet, d’assurer l’interface dans les relations entre le ministère des Finances et le groupe Banque mondiale-FMI et d’établir les contours de la stratégie de communication du royaume pour ces meetings, la passation de ce marché pourrait être in fine négociée de gré-à-gré prenant compte de la préférence nationale au vu du contexte actuel… 

03.07.2020 à 14 H 47

FrontièresSebta et Melilla resteront fermées pour le Maroc jusqu’au 31 juillet

Accord de réciprocité ou pas, l'Espagne a officialisé sa décision de garder les frontières de ses enclaves fermées jusqu'au 31 juillet

D’après une publication sur le Journal officiel espagnol, les frontières des enclaves espagnoles Sebta et Melilla demeureront fermées jusqu’au 31 juillet. Le document précise que la fermeture sera maintenue temporairement. L’interdiction concerne les entrées et les sorties. La décision devrait prendre effet à partir du 4 juillet jusqu’au 31 juillet.


Pour rappel, l’Espagne avait annoncé qu’elle ne comptait rouvrir ses frontières avec le Maroc, que s’il existait un accord de réciprocité.


03.07.2020 à 13 H 55

Covid-19L’ambassadeur des Etats-Unis à Rabat a spéculé en bourse sur l’évolution de la pandémie

David. T Fischer a cédé des actions de biotechs en bourse alors que Trump minimisait la pandémie du Covid-19 et que le virus se propageait...

Plusieurs ambassadeurs américains choisis par le président Donald Trump se sont délestés de leurs actions en bourse dès les premiers signes avant-coureurs d’une propagation rapide du coronavirus à travers le monde, rapporte CNBC.


Leurs ordres de cession d’actifs sur les marchés boursiers sont intervenus alors que de nombreux investisseurs américains ont essuyé des pertes en bourse, anticipant un risque de sévère récession aux Etats-Unis et plus généralement dans le monde.


Beaucoup de ces ambassadeurs sont des donateurs de longue date de la classe politique américaine, y compris ceux qui ont financé la campagne 2016 de Trump pour la présidence.


Parmi eux, l’ambassadeur à Rabat David T. Fischer a cédé des actions dans des transactions qui auraient pu, avec d’autres collègues, lui rapporter des millions de dollars, selon les documents d’information financière examinés par CNBC.


Une grande partie de leurs ventes ont eu lieu en janvier et se sont poursuivies tout au long du mois de février, selon les informations recueillies. Leurs transactions s’alignent sur une chronologie des annonces fédérales et du Congrès alors que le virus a commencé à se propager à travers le monde plus tôt cette année.


Certaines des transactions boursières des ambassadeurs concernaient des sociétés impliquées dans la recherche ou le développement de produits liés au traitement de patients ayant contracté le coronavirus, telles que des sociétés biopharmaceutiques.


Un porte-parole du Département d’État a déclaré que les ambassadeurs avaient été informés fin février lors de la Conférence mondiale des chefs de mission sur les impacts possibles du coronavirus sur leurs opérations, mais n’avaient jamais participé à d’autres briefings cette année. Le porte-parole a également déclaré que les ventes et les achats d’actions étaient souvent basés sur les avis de conseillers financiers.


Fischer, qui a donné 275 000 dollars au comité de campagne de Trump, a vendu entre 380 000 dollars à un peu plus de 2 millions de dollars d’actions entre janvier et février, selon le rapport cité par CNBC. Parmi les actions cédées, celles de deux sociétés impliquées dans le développement de traitements contre les coronavirus, comme Biohaven Pharmaceuticals ou BioTelemetry.


En janvier, Fischer a acheté et vendu des actions dans Apple, Amazon et Alphabet. En mars, il a vendu entre 15 000 dollars et 50 000 dollars en actions Uber.


Le Congrès américain avait finalement validé en décembre 2019 la candidature de David T. Fischer en tant qu’ambassadeur des Etats-Unis au Maroc. Le royaume était, jusque-là, le seul pays du Maghreb sans ambassadeur


Fischer avait été proposé en novembre 2017 par Donald Trump pour le poste laissé vacant à Rabat après le départ de Dwight L. Bush.


L’homme d’affaires était jusqu’ici dans le privé, président du conseil, directeur et principal propriétaire de The Suburban Collection, l’un des plus importants groupes de concessionnaires automobiles privés aux États-Unis. Philanthrope, il a rejoint les conseils d’administration de nombreuses institutions et fondations universitaires, culturelles et de bien-être social. Il est membre de la Commission sur le régime judiciaire à Detroit depuis 2012. Fischer a obtenu un B.A. au Parsons College.

01.07.2020 à 16 H 57

Aviation civileLe Maroc devrait réouvrir sous conditions son espace aérien dès le 11 juillet

Le Maroc avait annoncé, le 15 mars, la suspension de tous les vols internationaux à destination et en provenance de son territoire, pour une durée indéterminée, afin de prévenir la propagation du nouveau coronavirus. Rabat avait autorisé la reprise des vols domestiques depuis le 25 juin

Selon des sources proches des autorités aéroportuaires, le Maroc a signifié à l’Association internationale du transport aérien (IATA) qu’il serait disposé à ouvrir son espace aérien pour les vols internationaux commerciaux à partir du 11 juillet.


Cette décision qui devrait accompagner le processus de déconfinement entamé par le royaume, est cependant assortie de certaines conditions pour les voyageurs dont la présentation des résultats d’un test de dépistage trois jours avant la date du vol, assurent nos sources. L’Office national des aéroports (ONDA) n’a cependant pas confirmé ses intentions.


La IATA, qui représente quelque 280 compagnies à travers le monde, avait affirmé fin mai ne pas s’attendre à un retour à la normale du trafic aérien avant 2023, indiquant qu’elle travaille actuellement à la mise en place d’un ensemble de mesures sanitaires pour réduire au minimum le risque de contamination au nouveau coronavirus. Parmi ces mesures, le port du masque obligatoire, le contrôle des températures et une déclaration sanitaire pour chaque passager.


Le Maroc avait annoncé, le 15 mars, la suspension de tous les vols internationaux à destination et en provenance de son territoire, pour une durée indéterminée, afin de prévenir la propagation du nouveau coronavirus. Rabat avait autorisé la reprise des vols domestiques depuis le 25 juin.


L’Union européenne (UE) a décidé, mardi, de lever à partir du 1er juillet les restrictions de voyage pour les résidents d’une quinzaine de pays tiers dont le Maroc, a-t-on appris de source européenne à Bruxelles.

01.07.2020 à 16 H 27

Revolving DoorHakima El Haite enrôlée par Londres pour la COP 26

Disparue des radars au Maroc, l’ancienne ministre déléguée chargée de l’environnement, critiquée en 2016 pour avoir accordé l’importation de déchets provenant d’Italie, puis débarquée avec d’autres responsables en 2017 suite au rapport de la Cour des comptes sur le projet « Al Hoceima Manarat Al Moutawassit » avec interdiction royale d’accès à toute fonction dans un gouvernement ou dans toute institution publique, s’est reconvertie dans le conseil privé à l’international.


Selon nos informations, Hakima El Haite a été enrôlée comme consultante par les organisateurs de la 26ème conférence annuelle de l’ONU sur le climat, COP26, qui devait avoir lieu cette année à Glasgow, en Ecosse, sous présidence britannique, du 9 au 20 novembre 2020, mais qui a été reportée en 2021 en raison de la pandémie du Covid-19.


Depuis son installation à Londres, l’ancienne ministre MP s’est faite discrète. Elle a été élue à l’unanimité, en décembre 2018 à Dakar, au poste de présidente de l’Internationale libérale, à l’occasion du 62e congrès de cette instance qui regroupe plus de 100 partis politiques libéraux de par le monde.

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