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25.02.2016 à 12 H 39 • Mis à jour le 25.02.2016 à 12 H 41
Par
Cinéma

Much Loved, 4ème film le plus rentable en France en 2015

Avec 273 265 entrées en salles, et un taux de rentabilité de 130%, le film de Nabil Ayouch a été classé par le Film français comme le quatrième film le plus rentable de l’hexagone en 2015. Voici pourquoi.

Dans son traditionnel palmarès des films les plus rentables, l’hebdo Le Film français a classé Much Loved comme le 4ème film le plus rentable de l’année 2015. Profitant à coup sûr de la polémique née au Maroc après sa projection à Cannes et son interdiction par le ministre de la Communication Mustapha Khalfi, le film de Nabil Ayouch a attiré dans les salles françaises pas moins de 273 265 spectateurs, selon l’hebdo français. « Un score honorable pour un petit film au casting inconnu », commente Les Inrocks.

Le réalisateur Nabil Ayouch lors du tournage de Much Loved.

Ayouch fait mieux que Jamel

 Cette performance de Much Loved s’explique par le buzz qu’il a produit en France et ailleurs, un buzz porté par l’héroïne du film, Loubna Abidar, devenu la coqueluche des médias français. Mais cette prouesse est aussi et surtout liée à la méthode de calcul du taux de rentabilité des films utilisé par Le Film français.


« L’étude calcule le taux de rentabilité d’un film en prenant en compte le budget par rapport aux nombre d’entrées réalisé lors de son exploitation nationale. Pour résumer, si le film atteint 25 % à 30 % de taux de rentabilité on estime que le film effectue une performance correcte », indique Les Inroks.


Suivant donc cette méthode, Much Loved –  parcours de quatre prostituées marocaines –  affiche un taux de rentabilité de 130 %. Beaucoup plus grâce à son petit budget, qu’aux nombre d’entrées en salle qui reste assez moyen comparé aux scores réalisés par d’autres productions françaises qui ont cartonné en 2015, comme le docu écolo de Cyril Dion et Mélanie Laurent Demain qui a fait 622 026 entrées, le triple des entrées de Zin Li Fik.


Comprenez, dans ce classement par la rentabilité, le nombre d’entrées ne fait pas un film, mais plutôt le rapport entre budget et le chiffre d’affaires. C’est ainsi que le premier film signé Jamel Debouze Pourquoi j’ai pas mangé mon père peine à atteindre la 50ème place. Un échec probant pour un film qui, paradoxalement, aura su attirer plus de deux millions de spectateurs, mais dont le budget est tel (40 millions d’euros), qu’il atteint tout juste un taux de rentabilité de 19 %.