Newsroom
Le meilleur de l’actualité au fil des événements

Connectez-vous

Mot de passe oublié ?

Abonnez-vous !

Découvrez l'offre de lancement du Desk

60 DH
1 mois
Découvrir les offres
30.06.2016 à 19 H 06 • Mis à jour le 30.06.2016 à 19 H 07
Par
Syrie

Bachar Al Assad assure coopérer en secret avec l’Occident contre Daech

Bachar Al Assad déclare dans une interview qui sera diffusée vendredi que des pays occidentaux ont envoyé des responsables aider son gouvernement à lutter secrètement contre les islamistes combattant en Syrie.

Bachar Al Assad déclare dans une interview qui sera diffusée vendredi que des pays occidentaux ont envoyé des responsables aider son gouvernement à lutter secrètement contre les islamistes combattant en Syrie. Selon le président syrien, les pays occidentaux font preuve d’une politique de double standard : en public, ils critiquent ouvertement le gouvernement syrien, cependant, ils continuent de maintenir le contact avec lui en personne.


Les médias officiels syriens ont publié jeudi les extraits d’une interview du président syrien à la chaîne australienne SBS News dans laquelle ce dernier accuse les Occidentaux de « nous attaquer sur le plan politique puis d’envoyer des responsables pour traiter avec nous clandestinement, en particulier sur la sécurité ». Il cite le gouvernement australien. « Ils ne veulent pas froisser les Etats-Unis. La plupart des responsables occidentaux ne font que répéter ce que les Etats-Unis souhaitent qu’ils disent. C’est la réalité », déclare Bachar Al Assad.


« Je me bats contre les terroristes  »

En réponse au Premier ministre Malcolm Turnbull, qui l’a traité de « tyran meurtrier », et au chef de l’opposition Bill Shorten comme « boucher », Assad a ironisé : « Ces déclarations, je peux vous dire qu’elles sont déconnectées de notre réalité, parce que je me bats contre les terroristes (…) Notre armée se bat contre les terroristes. Notre gouvernement est contre les terroristes, l’ensemble de nos institutions sont contre les terroristes. Si vous appelez lutte contre le terrorisme « boucherie », là, c’est une autre question. »


L’homme fort de Damas a également adressé un message aux Australiens qui songent venir en Syrie pour combattre auprès des groupes terroristes. « S’il y a des étrangers qui viennent sans l’autorisation du gouvernement, ils sont dans l’illégalité. », a-t-il dit. Le président syrien a également profité de l’entrevue pour commenter la politique mondiale, en disant qu’il n’a pas de préférence pour qui remportera l’élection américaine et a déclaré, à propos du Brexit, que c’était une révolte du peuple.


Depuis presqu’un an les Etats-Unis, de concert avec d’autres pays, déploient des efforts en vue de persuader l’ONU d’engager un processus de transition politique en Syrie. De nombreux politiciens affirment ouvertement que le règlement définitif de la crise syrienne ne sera possible que lorsqu’il n’y aura plus de Bachar Al Assad.


Une trêve est en vigueur en Syrie depuis le 27 février dernier. Elle ne concerne toutefois pas les djihadistes de l’Etat islamique, du Front al-Nosra (antenne syrienne d’Al-Qaïda) et d’autres groupes considérés comme terroristes par le Conseil de sécurité de l’ONU.


De son côté, Moscou affirme que Bachar Al Assad qui fait partie du gouvernement démocratiquement élu en Syrie doit participer au processus de règlement de la situation en Syrie, et que son destin politique est entre les mains du peuple syrien.


Avec Agences