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14.07.2016 à 00 H 50 • Mis à jour le 14.07.2016 à 01 H 06
Par
Elections

Bras de fer entre le PJD et Mohamed Hassad sur la révision du fichier électoral

Mohamed Hassad, ministre de l’Intérieur, a rejeté l’inscription des électeurs par voie électronique lors du prochain scrutin d’octobre provoquant une vive réaction du groupe parlementaire du PJD. AIC PRESS
La réunion de la Commission de l’Intérieur tenue au Parlement du 12 au 13 juillet a été marquée par une levée de boucliers de la part du groupe PJD contre les modalités de révision du fichier électoral que compte imposer le ministère de l’Intérieur.

Les mesures prises par Mohamed Hassad en vue d’encadrer les inscriptions sur les listes électorales par voie électronique, ont provoqué une vive réaction du Parti de la Justice et développement (PJD) par la voie d’Abdellah Bouanou, chef du groupe parlementaire de la formation islamiste.


Celui-ci a déclaré lors de la réunion marathonienne, tenue mardi et jusqu’à une heure avancée de la nuit en présence du ministre de l’Intérieur, et de Charki Drais, ministre délégué à l’Intérieur, que « son parti n’était pas prêt à prendre part aux prochaines élections législatives dans les conditions imposées par le ministère de l’Intérieur  ».


Une décision “anti-constitutionnelle” 

Le PJD démontre ainsi toute sa détermination à s’opposer à la dernière décision de Hassad qui exige la radiation des électeurs inscrits sur les listes électorales par voie électronique lors de la précédente révision du fichier électoral. « Il est n’est pas envisageable de revenir sur une décision de permettre aux partis politiques d’inscrire les électeurs par voie électronique. Elle a été prise en 2014 et mise en œuvre en 2015. Venir aujourd’hui exiger sa révision est un retour en arrière », a martelé Bouanou.


Abdellah Bouanou, chef du groupe parlementaire du PJD à la Première chambre. AIC PRESS


Le député a justifié sa mise en garde par le fait qu’une telle décision, en plus d’être anticonstitutionnelle, aura des répercussions sur le taux de participation aux prochaines élections législatives« Si cette exigence est maintenue, le taux de participation pourrait descendre en deçà des 37 % enregistré en 2007 et je m’attends à ce qu’il diminue jusqu’à 25 %. Il n’est donc pas acceptable de supprimer 700 000 inscriptions électroniques en appliquant une disposition légale rétroactivement », a-t-il souligné en substance, avant d’ajouter que cette mesure « répondait aux ambitions d’une orientation politique bien déterminée au détriment d’une autre », faisant nettement référence aux thèses défendues par son parti, mais aussi par l’Istiqlal qui accusent l’Etat de favoriser le Parti authenticité et modernité (PAM) dans la perspective du scrutin d’octobre.


Pour Bouanou, il s’agit d’une mesure taillée sur mesure pour « des partis nonchalants, n’ayant aucun intérêt à mobiliser des électeurs qui ne leur sont pas favorables ». Pour sa part, Mohamed Hassad a répondu à cette attaque en règle en raillant les accusations de « tahakoum » dont son ministère fait l’objet, ajoutant que « nul n’a le droit d’inscrire quelqu’un sur les listes électorales sans son consentement », laissant entendre que le PJD avait usité de cette méthode pour gonfler sa base électorale, le parti de la lampe étant soupçonné d’avoir inscrit lui-même près de 300 000 personnes sur ces listes.