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10.08.2016 à 20 H 25 • Mis à jour le 20.08.2016 à 13 H 57
Par
Banque & Finance

Attijariwafa bank et Emirates NBD toujours au coude à coude pour la reprise de Barclays Egypt

01.03.2016, Casablanca. Mohamed El Kettani, PDG et Boubker Jaï, DG d’Attijariwafa bank lors de la conférence de presse de présentation des résultats financiers du groupe bancaire pour l’année 2015. DAVID RODRIGUES / LE DESK
A quelques jours de la fin du délai accordé par Barclays pour le dépôt des candidatures concernant la vente de sa filiale égyptienne, Emirates NBD laisse planer le doute quant à sa volonté d’acquérir la banque. Attijariwafa bank, la prétendante marocaine, demeure discrète pour le moment.

L’affaire de la vente de la filiale égyptienne du géant bancaire britannique Barclays continue de faire parler d’elle. Reuters stipule que Emirates NBD est bien partie pour conclure le rachat et qu’en face Attijariwafa bank est toujours sur les rangs.


L’information a provoqué un mouvement inhabituel sur le marché financier local. Chose qui a poussé Dubaï Financial Market à demander des explications à Emirates NBD. À quoi, Shayne Nelson, directeur général de Emirates NBD, a répondu de manière évasive, préférant laisser planer le doute à propos des pourparlers. « Nous n’avons aucune information importante à donner pour le moment concernant le rachat de Barclays Egypt », a-t-il déclaré, avant d’expliquer que la banque émiratie est toujours à la recherche d’opportunités pour une expansion de ses activités à l’international, notamment en Afrique. « Nous fournirons les informations au marché quand elles seront confirmées, d’autant plus que cela aura un impact sur le cours et sur les investissements », a-t-il concédé.


Attijariwafa bank sur le pont avec le soutien d’UBS Group

Selon nos informations, les équipes d’Attijariwafa bank sont sur le pont pour finir d’éplucher les comptes de la cible égyptienne. La filiale de la holding royale SNI a mandaté la banque d’affaires suisse UBS Group pour l’épauler dans cette phase d’évaluation des actifs de Barclays Egypte. De son côté, la rivale émiratie a choisi Perella Weinberg Partners, un cabinet de conseil américain pour l’aider à préparer sa meilleure offre. L’objectif des deux institutions est de pouvoir déposer un dossier complet d’ici la fin du délai imparti fixé au 31 août. Depuis Londres, Barclays avait en mars dernier annoncé son souhait de céder sa participation dans sa filiale cairote, suite à la volonté du nouveau management présidé par James Staley, mis en place en octobre 2015, de se désengager de quelques pays africains, à l’instar de Barclays Zimbabwe.


Une possible cession d’une partie de ses participations dans Barclays Africa Group Ltd (BAGL) est tout aussi évoquée. Attijariwafa Bank affamée d’opportunités et cherchant à prendre pied au pays des pharaons s’est placée comme potentiel acheteur. « Une implantation en Afrique anglophone n’est pas loin du tout, cela dépend simplement des opportunités. Nous examinons en permanence les potentielles cibles, actuellement, nous avons dans notre portefeuille de recherche que des banques dans des zones anglophones », avait signifié au Desk Ismaïl Douiri, directeur général à Attijariwafa bank, à la publication des résultats de la banque. La banque est actuellement présente dans presque tous les pays africains francophones, et vise depuis l’Afrique de l’Est et l’Egypte. Pour rappel, la banque présidée par Mohamed Kettani avait tenté de s’offrir la filiale de la banque grecque Piraeus, qu’Al Ahli Bank du Koweït lui a ravie.