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03.09.2016 à 18 H 12 • Mis à jour le 04.09.2016 à 18 H 31
Par
Législatives 2016

L’UC accuse Benkirane et Amara d’avoir monnayé le ralliement d’un de ses cadors à Sidi Kacem

Abdelkader Amara, ministre de l’Equipement et des Transports désigné par intérim aux Finances. AIC PRESS
Dans un communiqué diffusé ce jour, l’Union constitutionnelle tire à boulets rouges sur le PJD qu’il accuse d’avoir coopté Abderrahim El Harfi ex-parlementaire, actuel élu régional, coordinateur provincial et candidat de l’UC, en tête de liste du PJD pour la circonscription électorale de Sidi Kacem. Les détails

Dans un communiqué diffusé ce jour, le parti de l’Union Constitutionnelle (UC) constate, « avec stupéfaction, la figuration du nom de l’un de ses militants, M. Abderrahmane El Harfi, ex-parlementaire, actuel élu régional, coordinateur provincial et candidat de l’UC, dans les listes des investitures du PJD, pour la circonscription électorale de Sidi Kacem, en totale violation de toute règle éthique et déontologique ».


« La stupéfaction est d’autant plus grande que Farid El Harfi, fils de Abderrahmane El Harfi, est actuellement député UC de cette même circonscription et la famille El Harfi, est, depuis 2007, partie intégrante dans cette circonscription de la famille UC », ajoute l’UC dans son communiqué qui s’inquiète entre autres « de voir y figurer par ailleurs, pour Marrakech Guéliz, un prédicateur salafiste takfiriste ».


L’UC voient dans ce type de cooptation « contre nature », une « dérive hégémonique d’une extrême gravité pour la jeune démocratie marocaine », allant jusqu’à accuser le PJD d’avoir, sur la base « d’éléments disponibles », conclu une « transaction au caractère immoral ».


Une station-service comme monnaie d’échange ?

L’UC accuse frontalement Abdelilah Benkirane de s’être « assuré avec la complicité de son ministre de l’Energie, de l’octroi d’une autorisation d’exploitation dans une affaire commerciale, en échange de la candidature d’ El Harfi au PJD ».


Selon une source interne de l’UC qui a requis l’anonymat, il s’agirait d’une autorisation d’exploitation d’un terrain à la sortie de Sidi Kacem en vue d’y édifier une station-service. El Harfi avait, selon cette source, demandé ce sésame qui ne lui avait pas été accordée jusqu’ici. « L’affaire était close, or, il se trouve comme par hasard que cette autorisation a été délivrée le 23 août dernier », rajoute la source. Pour l’UC, il est indiscutable qu’il s’agit d’une « monnaie d’échange ».


Au sein de l’UC, l’accusation va plus loin, « nous savons que Abdelali Hamieddine et Abdelkader Amara ont joué des coudes pour transiger de cette manière. Ils ont obtenu l’onction d’Abdelilah Benkirane dans ce deal », ajoute la source interne au sein du parti.


Contacté par Le Desk, une source au sein du PJD qui a tout aussi requis l’anonymat, a nié en bloc « ces accusations aussi mensongères que farfelues ». « S’il y a un aspect illégal dans cette affaire, c’est aux autorités d’y répondre », a-t-elle ajouté. Selon cette même source, Abderrahmane El Harfi s’est lui même proposé de rallier le PJD « il y a plus d’un mois de cela ». S’en sont suivies des réunions consultatives auprès des instances régionales du PJD qui ont abouti « à l’acceptation de sa candidature (… ) Nos partisans ont constaté que cette personne était considérée dans son fief comme une personne honorable et tout à fait irréprochable », insiste la source.


En septembre 2008, son élection en 2007 à la Chambre des représentants a été invalidée par le Conseil Constitutionnel. « Abderrahmane El Harfi, dont l’élection est contestée a fait l’objet d’une condamnation pour vol, faux en écriture de banque et escroquerie par arrêt de la Cour d’appel de Tanger en date du 7 juin 2001, à une peine d’emprisonnement avec sursis de 6 mois », peut-on lire dans sa décision. Un an plus tard, en septembre 2009, il était élu président du Conseil provincial de Sidi Kacem.


Abderrahmane El Harfi n’a pu être joint par Le Desk. Un démenti a été publié sur le site du PJD (update)