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14.09.2016 à 17 H 34 • Mis à jour le 14.09.2016 à 17 H 34
Par
Solidarité

Les activistes d’Imider soutiennent la cause des Sioux du Dakota du Nord

le mouvement de protestation d’Imider a adressé une invitation à ses « compagnons du combat » du Standing Rock à venir visiter Imider au cas où une délégation des Sioux ferait le déplacement au Maroc pour plaider sa cause lors de la COP22 qui se tiendra à Marrakech en novembre prochain. PBS
Depuis quelques mois, les Sioux s’opposent, pour des raisons culturelles et écologiques, à la construction d’un oléoduc qui doit traverser leur réserve, le Standing Rock. À des milliers de kilomètres, les activistes d’Imider au Maroc ont exprimé un soutien indéfectible à ces tribus amérindiennes, en les invitant à faire entendre leur voix lors de la COP22 qui se tiendra en novembre à Marrakech

Le mouvement « Sur la Voie de la 96 » ou « Road96 », tête de pont de la contestation des villageois d’Imider contre la Société Métallurgique d’Imiter (SMI), qui exploite la mine d’argent locale, a exprimé sa « solidarité indéfectible » avec « les frères et sœurs dans la réserve du Standing Rock, dans le Dakota du Nord, dans leur lutte contre la destruction de leur environnement et la profanation de leur culture par la construction d’un oléoduc ».


En avril dernier, la construction d’un pipeline de 1 800 km devant acheminer du pétrole à travers quatre Etats américains devait traverser la rivière Missouri à proximité de Bismarck, capitale du Dakota du Nord. Les autorités de la ville, craignant un risque de contamination de la nappe phréatique, ont modifié le tracé de l’oléoduc qui va désormais passer près du lac Oahe, situé à quelques centaines de mètres de la réserve sioux du Standing Rock. De quoi déclencher la colère de cette tribu légendaire.



Occupy the prairie

En réaction contre ce projet, les Sioux, supportés par plusieurs tribus amérindiennes ainsi que les militants écologistes, organisent quotidiennement des manifestations contre la société Energy Transfer Partners, qui va exploiter le pipeline.


La tension atteindra son paroxysme le 3 septembre, quand des engins de la compagnie ont commencé àcreuser le tracé du pipeline, provoquant des heurts entre les manifestants et les agents de sécurité. En plus du risque écologique auquel est exposée la réserve des Sioux, le communiqué de « Road 96 » a mis l’accent sur la profanation de leur culture et leurs cimetières où reposent les anciens. « Comme vous, nous faisons partie d’une confédération de tribus indigènes, les Ait Atta… Comme vous, nous avons résisté courageusement. Comme vous, nous avons souffert historiquement et continuons de souffrir de l’expropriation de nos terres. Comme vous, notre terre a connu la destruction de l’environnement et notre eau a été polluée. Comme vous, nous sommes confrontés à une grande compagnie qui agit sans notre consentement. Et comme vous, nous avons installé un camp de protestation afin d’interdire l’accès à nos terres et nos ressources », peut-on lire dans le communiqué de « Road96 ».


Enfin, le mouvement de protestation d’Imider a adressé une invitation à ses « compagnons du combat » du Standing Rock à venir visiter Imider au cas où une délégation des Sioux ferait le déplacement au Maroc pour plaider sa cause lors de la COP22 qui se tiendra à Marrakech en novembre prochain.