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14.10.2016 à 19 H 39 • Mis à jour le 14.10.2016 à 19 H 56
Par
Affaires & Justice

Le banquier Youssef Kabbaj blanchi dans l’affaire qui a opposé Goldman Sachs au fonds souverain libyen

Goldman Sachs avait rejeté les accusations de la LIA. La banque soulignait que l’investissement réalisé par le fonds souverain libyen a été catastrophique, non pas à cause de la naïveté de ses employés, mais simplement à cause de la crise. RICHARD DREW / AP
L'ex-banquier de Goldman Sachs avait été accusé d’avoir organisé des parties fines dans des palaces à Marrakech afin de convaincre la Libyan Investment Authority d’investir dans des opérations toxiques. La justice anglaise vient de trancher en faveur de la banque américaine, écartant de ce fait l’implication de Youssef Kabbaj dans de supposées pratiques douteuses ayant pour but de tromper ses clients

Goldman Sachs Group n’a pas dupé des responsables libyens dans des investissements qui ont occasionné des pertes de 1,2 milliard de dollars au fonds souverain Libyan Investment Authority (LIA), a tranché ce vendredi un tribunal de Londres, écartant l’affirmation que la banque ait mis à profit sa réputation et des pratiques douteuses faisant notamment appel à des prostituées pour tromper ses clients.


La banque d’investissement n’a pas eu d’« influence indue » sur le LIA, et il n’y a aucune preuve que Goldman Sachs ait récolté des profits excessifs dans cette affaire, a estimé le juge Vivien Rose, dont la décision a été relayée notamment par Bloomberg.


Les accusations sur des supposées pratiques sulfureuses de Goldman Sachs avaient été portées en 2014 devant la justice anglaise, la LIA accusant la banque américaine d’avoir abusé de sa naïveté en 2008 en lui vendant des produits financiers hautement toxiques dont ses dirigeants ne comprenaient pas la complexité.


L’argument de tromperie a été écarté

Le nom de Youssef Kabbaj, un banquier marocain, ancien responsable de la division MENA de Goldman Sachs avait été mêlé à cette affaire. Une accusation démentie par l’intéressé. « Ni Goldman Sachs ni moi-même n’avons organisé ou payé des prostituées de quelque manière que ce soit pour un employé de la LIA ou pour tout autre client », avait affirmé au Desk Youssef Kabbaj en juin dernier. « Le voyage au Maroc a consisté en un week-end dans un hôtel 4 étoiles et des repas qui n’ont jamais dépassé en valeur la limite autorisée par la LIA (100 USD/jour/personne) », avait-il précisé.


Le jugement prononcé aujourd’hui par la Haute Cour de Londres le blanchit donc totalement. Le juge a estimé que si certaines pratiques pouvait avoir un caractère « inapproprié et en violation flagrante de la politique de Goldman Sachs sur le divertissement des clients », l’argument tendant à supposer qu’il s’agissait de tromperie « n’est pas pertinent » et que cela « n’a pas influencé de quelque manière que ce soit la décision de la LIA de s’engager ».