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16.11.2016 à 13 H 21 • Mis à jour le 16.11.2016 à 13 H 21
Par
COP 22

Le Maroc dévoile Ithmar Capital, un fonds souverain, partenaire de la Banque mondiale en Afrique

LIVING GREEN AFRICA
Le Maroc se dote d’un fonds souverain, Ithmar Capital, pour servir ses projets de co-développement sur le continent. En parallèle, il lance avec la Banque mondiale, le Green Growth Infrastructure Facility Africa, en faveur de l’économie verte africaine

Le Maroc, à travers le fonds souverain d’investissement Ithmar Capital, issu de la reconversion du Fonds marocain de développement touristique (FMDT) et la Banque Mondiale, ont signé, mercredi à Marrakech, un mémorandum d’entente pour le lancement de la première plateforme d’investissement verte à l’échelle continentale « Green Growth Infrastructure Facility for Africa » (GGIF for Africa), lors du Sommet de la Finance tenu en marge de la COP 22.


Ce véhicule, dont le mémorandum d’entente a été signé par le vice-président de la Banque mondiale pour la Région Moyen-Orient et Afrique du Nord, Hafez Ghanem, et le directeur général de Ithmar Capital, fonds souverain d’investissement, conçu en une structure financière qui vise à accompagner les stratégies sectorielles nationales et l’investissement dans tous les secteurs productifs du royaume, vise à catalyser la transition en Afrique vers une économie verte et d’orienter les flux de capitaux vers la mise en place de projets d’infrastructures efficaces, durables et à faible intensité de carbone.


Outil de soutien et d’initiatives concrètes en Afrique, GGIF for Africa, aura pour objectif d’attirer des investisseurs privés à la recherche d’investissements responsables et écologiques.


GGIF, un fonds de capital-investissement pour l’Afrique

A la différence de la majorité des fonds pour le climat créés à ce jour, dont le but est d’accorder des subventions ou des financements concessionnels accordés par les donneurs, le GGIF for Africa est structuré comme un fonds de capital investissement.


Alors que le monde se mobilise pour lutter contre le changement climatique et la transition vers une économie verte, il est clair que les fonds publics disponibles sont bien inférieurs aux montants nécessaires pour éviter une hausse importante des températures.


Dans ce contexte, l’objectif du GGIF for Africa est d’orienter les flux de capitaux privés vers des investissements dans des infrastructures respectueuses de l’environnement, à ce titre l’initiative mobilisera des capitaux du secteur privé, par le biais de partenariats public-privé (PPP) aussi bien au niveau GGIF for Africa qu’au niveau des projets entrepris.


À cet égard, la Banque Mondiale et Ithmar Capital vont intensifier leur collaboration avec un large éventail d’investisseurs publics et privés, y compris les banques régionales de développement, les fonds souverains et les investisseurs institutionnels internationaux et régionaux à travers ce véhicule d’investissement.


A ce titre, cette initiative a reçu l’appui de l’organisation mondiale des fonds souverains (IFSWF). GGIF for Africa fait partie du plan d’action de la Banque Mondiale au niveau régional. A la lumière du manque de financement et de l’urgence de mettre en place des solutions idoines, la Banque Mondiale développe des outils concrets pour le climat en Afrique, et mobilise du financement pour accélérer l’adaptation climatique du continent et en faire une source de développement économique.


Une approche régionale sur le continent

Le programme d’infrastructures en Afrique nécessite une approche régionale car il existe un grand nombre d’économies africaines qui ont moins de 10 milliards de dollars en PIB (31), des pays sans littoral (15) et sans rivières transfrontalières (60 bassins) et une répartition inégale des ressources naturelles et des centres de population.


Il existe d’importants besoins d’accès aux infrastructures. Par exemple, l’Afrique a besoin chaque année de 7 000 MW de production d’électricité, mais elle n’a installé que 1 000 MW au cours des dernières années.


Moins de 5 % des terres agricoles sont irriguées, moins de 10 % du potentiel hydroélectrique a été exploité et seulement 58 % des Africains ont accès à de l’eau potable.