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17.11.2016 à 01 H 57 • Mis à jour le 17.11.2016 à 01 H 58
Par
Billet

Foot et Médias: de la friture sur la ligne entre Hervé Renard et la presse nationale

Hervé Renard, nouvel entraîneur de la sélection nationale A et de celle des joueurs locaux (FRMF). MAP
Le torchon brule entre le sélectionneur national, Hervé Renard, et la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ) qui condamne sévèrement ses déclarations vis à vis de la presse nationale

« Les lions de l’Atlas ont très mal entamé leurs parcours pour décrocher la qualification à la Coupe du Monde 2018 en Russie, et ce n’est pas comme ça qu’on y arrivera  ». C’est, globalement, avec cette phrase, ou d’autres similaires, que la presse nationale avait réagit au décevant match nul qu’a concédé l’équipe nationale contre les Eléphants ivoiriens samedi dernier. D’autres articles ont mis l’accent sur des détails techniques et sur les erreurs commises samedi soir sur la pelouse du Grand Stade de Marrakech.


Des analyses qui n’ont pas été, semble-t-il, du goût du sélectionneur national, Hervé Renard. Ce dernier, après le match amical qui a opposé ses poulains à l’équipe nationale togolaise, a tenu a répondre à ses critiques. Seulement, les mots choisis par le technicien français lors de la conférence de presse qui a suivi la rencontre n’ont pas été du goût de la presse. « Ça fait quelques années que je suis sélectionneur et je sais ce que je fais. Laissez nous donc travailler. Vous êtes libre d’écrire ce que vous voulez, mais moi aussi je suis libre de dire ce que je veux », a déclaré Hervé Renard à l’adresse des représentants de la presse nationale présents dans la salle des conférence du stade de Marrakech.


Des propos regrettables pour la FMEJ

Une déclaration qui a fait réagir la Fédération marocaine des éditeurs de journaux (FMEJ) et de son secrétaire général, Samir Chaouki. « Cette réaction est regrettable car de par le monde un entraîneur est payé pour réaliser ses objectifs, gérer la pression du public et être à l’écoute des critiques de la presse qui est dans son rôle. Nous condamnons les propos tenus et encore plus la généralisation à l’ensemble de la presse », lance-t-il.


Simple comparaison avec nos voisins espagnols qui ont tout simplement le meilleur championnat mondial. Pas un jour ne passe sans que l’un des quotidiens sportifs ne critique l’un des entraîneurs de la Liga. Les chaines de télévisions ibères ont même concocté un sitcom humoristique histoire de titiller les coachs dont celui de la sélection nationale. Hervé Renard semble avoir une autre vision des rapports qu’il veut avoir avec les médias, principalement nationaux. D’ailleurs, il a toujours refusé toute interview avec un média local préférant accorder une longue interview à L’Equipe à la veille du match contre la Côte d’Ivoire.


Le fait de fuir les journalistes marocains n’arrangera rien à son séjour au Maroc. D’autant plus que « Renard, payé à 600 000 dirhams par mois gagnerait à se concentrer sur sa mission dans le respect dû à la presse nationale, considérée par ailleurs par le Président de la FRMF comme un partenaire essentiel dans le système », souligne Samir Chaouki.