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27.12.2016 à 15 H 38 • Mis à jour le 27.12.2016 à 15 H 57
Par
Politique

Nouvelle polémique à l’Istiqlal: Abbas El Fassi cloue au pilori Hamid Chabat

Abbas El Fassi (à-d) et Hamid Chabat du temps de leur unité. L’ancien SG de l’Istiqlal estime aujourd’hui que le retrait du parti du gouvernement en 2013 était incompréhensible pour les militants et pour l’opinion publique. DR
L'ancien SG de l'Istiqlal dément la version de Hamid Chabat sur les circonstances de la formation du gouvernement en 2012 relatant un diktat des conseillers royaux Fouad Ali El Himma et feue Zoulikha Nasri

L’ancien secrétaire général du parti de l’Istiqlal et ex-premier ministre Abbas El Fassi, a indiqué, mardi dans une mise au point, que les déclarations de l’actuel secrétaire général du parti, Hamid Chabat, sur les circonstances de la formation du gouvernement en 2012 sont « fausses et infondées ».

 

La mise au point de Abbas El Fass vient en réponse à un extrait du discours de Hamid Chabat du 24 décembre sur les circonstances de la formation du gouvernement en 2012, publié par la presse le 26 décembre qui affirmait que « le comité exécutif de l’Istiqlal avait décidé d’éteindre les téléphones si certaines conditions revendiquées par le parti n’étaient pas satisfaites, dont l’obtention du ministère de l’Equipement et du Transport ainsi que d’autres secteurs importants et que nous sommes convenus que si ces conditions ne sont pas remplis, nous n’allons pas faire partie du gouvernement ».


Chabat : El Himma et Nasri ont imposé la liste des ministres istiqlaliens

Chabat a ajouté que « ce qui s’était passé était l’arrivée de Fouad Ali El Himma et Feue Zoulikha Nasri au domicile du secrétaire général de l’Istiqlal, qui lui avaient remis la liste des ministres du parti ».


« Je tiens à souligner que s’agissant du gouvernement formé par Abdelillah Benkirane en 2012, j’ai mené les discussions, au côté de deux membres du comité exécutif après la décision unanime du Conseil national du Parti pour la participation au gouvernement », a répliqué El Fassi


« Le parti avait estimé que sa participation au gouvernement de Abdelilah Benkirane serait honorable, eu égard à la personne des ministres isliqlaliens candidats, la variété de la représentativité régionale et l’importance et le poids des secteurs confiés au Parti, ce qui confirme la concordance de ce résultat avec la décision du Conseil national concernant les critères de sélection », a-t-il poursuivi avant de lister les départements ministériels dont l’Istiqlal avait eu la charge.


Ainsi, « il s’avère que les propos de Hamid Chabat sont faux et infondés et n’affecteront en rien ma crédibilité ainsi que celle de Fouad Ali El Himma et de Feue Zoulikha Nasri », ajoute la mise au point qui enfonce le clou sur un autre aspect de la gestion politique du parti : « Il s’avère également que le retrait du Parti de l’Istiqlal en 2013 du gouvernement était incompréhensible pour les militants et pour l’opinion publique. Le parti a payé cher son retrait du gouvernement comme l’ont prouvé les résultats des dernières élections communales et législatives », a estimé El Fassi, contribuant ainsi à porter l’estocade à l’actuel patron de l’Istiqlal, aujourd’hui principal allié de Benkirane et perçu par ses adversaires comme étant le facteur de blocage de la constitution du futur gouvernement.