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03.01.2017 à 12 H 29 • Mis à jour le 03.01.2017 à 12 H 29
Par
Crise économique

En Algérie, les mesures d’austérité provoquent de fortes tensions sociales

Dans plusieurs localités du pays, les commerçants ont baissé le rideau alors que les protestations contre la cure d’austérité se multiplient. FACEBOOK
Les protestations contre les mesures d’austérité s’étendent à plusieurs villes, des renforts anti-émeutes dépêchés sur place

Les protestations sociales en Kabylie contre les mesures d’austérité prises par le gouvernement algérien se sont étendues à d’autres villes de l’Algérie, au moment où d’importants renforts des forces anti-émeutes sont déployés, rapporte mardi la presse locale.


Parties du centre-ville de Bejaïa où une grève générale a été observée lundi par les commerçants contre la pression fiscale et le renchérissement des produits de consommation, les manifestations ont touché plusieurs localités où des protestants ont notamment caillassé le commissariat de Tichy. À Amizour, les manifestants ont fermé la route nationale.


Une situation tendue dans plusieurs localités

Dans l’autre ville kabyle, Bouira, la quasi-totalité des commerçants ont baissé rideau et les principales rues commerçantes étaient désertes, rapporte mardi Le Temps d’Algérie. La situation est également tendue dans plusieurs localités, notamment à Chorfa où les manifestants ont saccagé une brigade de gendarmerie.


La ville de Ghardaïa (600 km au sud d’Alger) a été, pour sa part, paralysée par une grève des commerçants protestant contre la loi de finances 2017, selon la même source.



Lundi, de violentes protestations ont eu lieu à Bejaïa où plusieurs édifices et voitures ont été saccagés en signe de protestation contre les dispositions de la loi de finances contenant de nouvelles taxes et la hausse des impôts décidées par le gouvernement pour compenser les pertes provoquées par la chute du prix du pétrole.


La Kabylie, une région à majorité berbérophone, connaît régulièrement des mouvements de contestation de la population contre la répression de ses droits politiques et linguistiques et contre des carences de développement.


Pour juguler le déficit budgétaire et alimenter les caisses de l’État de plus en plus vides, le gouvernement algérien a engagé une sévère cure d’austérité qui touche les ménages, fragilisant davantage leur pouvoir d’achat.



La Loi de finances 2017 renferme de nombreuses augmentations de taxes et d’impôts dont la taxe sur la valeur ajoutée qui passe de 17 à 19 %. La taxe sur les produits pétroliers est également révisée en hausse, provoquant une hausse des prix des carburants.


Le texte a suscité une levée de boucliers au sein de l’opposition et beaucoup d’appréhensions au sein de la société, contraignant le premier ministre à s’exprimer pour rassurer les Algériens. Abdelmalek Sellal a réaffirmé que l’austérité « n’était pas à l’ordre du jour et qu’il s’agit plutôt de rigueur ».