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03.01.2017 à 01 H 55 • Mis à jour le 03.01.2017 à 01 H 55
Par
Proche-Orient

Syrie : des rebelles gèlent toute discussion en vue des pourparlers de paix

Dix groupes d'insurgés estiment avoir observé les accords de cessez-le-feu mais que le régime les ont violés dans les zones rebelles par des bombardements aériens incessants

Une dizaine de groupes rebelles en Syrie ont annoncé lundi 2 janvier qu’ils suspendaient toute discussion liée aux pourparlers de paix prévus à Astana, en réponse aux « violations » par le régime de la trêve en vigueur depuis quatre jours. « Ces violations se poursuivant, les factions rebelles annoncent (… ) le gel de toute discussion liée aux négociations d’Astana », ont-ils indiqué dans un communiqué.


Les discussions de paix doivent avoir lieu, fin janvier au Kazakhstan, sous le parrainage de la Russie, alliée du régime de Damas, et de la Turquie, soutien de la rébellion.


Les insurgés affirment avoir « respecté le cessez-le-feu dans l’ensemble du territoire syrien (… ) mais le régime et ses alliés n’ont cessé d’ouvrir le feu et ont mené d’importantes et fréquentes violations notamment dans les régions [rebelles] de Wadi Barada et la Ghouta orientale », toutes deux situées dans la province de Damas.


« En dépit des demandes répétées faite à la partie garante du régime [la Russie], ces violations se poursuivent, menaçant la vie de centaines de milliers de personnes », a dénoncé le communiqué.


Les bombardements aériens en cause

Depuis deux semaines, soit avant même l’instauration de la trêve globale par Ankara et Moscou en prélude aux pourparlers d’Astana, l’armée de l’air syrienne bombarde presque quotidiennement Wadi Barada, à 15 km de Damas.


Le régime de Bachar al-Assad veut récupérer cette région où se trouvent les principales sources d’approvisionnement en eau potable pour les quatre millions d’habitants de la capitale et ses environs.


Lundi, l’armée et le Hezbollah libanais ont avancé aux abords d’Aïn Al-Fijé, une des principales sources, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). « Toute [avancée] sur le terrain va à l’encontre de l’accord et si les choses ne reviennent pas comme avant, l’accord sera considéré nul et non avenu », ont encore prévenu les rebelles.


Parmi les signataires du communiqué figurent les groupes rebelles islamistes Jaich Al-islam et Faylaq Al-Rahmane, influents à Damas, de même que le groupe Sultan Mourad, appuyé par la Turquie, et Jaich Al-Ezza, actif dans la province de Hama (centre).


En vigueur depuis jeudi à minuit, la cessation des hostilités –  la énième depuis le début de la guerre il y a près de six ans –  doit ouvrir la voie à des négociations de paix fin janvier à Astana au Kazakhstan, sous l’égide de Moscou et de Téhéran et d’Ankara, soutien des rebelles.


Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté à l’unanimité, samedi 31 décembre, une résolution soutenant l’initiative russo-turque pour un cessez-le-feu et des négociations en Syrie, mais sans en entériner les modalités.


Avec AFP