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16.01.2017 à 15 H 14 • Mis à jour le 16.01.2017 à 15 H 14
Par
Coopération

Le Japon prête au Maroc 467 MDH pour la construction d’un navire océanographique

L’acquisition d’un navire océanographique et de recherche halieutique permettra de réaliser des avancées majeures en matière d’évaluation et de suivi des stocks halieutiques. DR
Cet accord de prêt, conclu avec la JICA, consiste à financer le projet de construction d’un navire océanographique et de recherche halieutique doté de technologies de pointe nécessaires à la recherche scientifique avancée, à même de garantir un développement durable de l’industrie des pêches

L’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) a accordé au Maroc un prêt d’un montant de 5,371 milliards de yens (environ 467 millions de dirhams) pour la construction d’un navire océanographique et de recherche halieutique.


Signé, lundi à Rabat, par le ministre de l’Economie et des finances, Mohamed Boussaid, le directeur général de l’Institut national de la recherche halieutique (INRH), Abdelmalek Faraj, et le président de la JICA, Shinichi Kitaoka, cet accord de prêt consiste à financer le projet de construction d’un navire océanographique et de recherche halieutique doté de technologies de pointe nécessaires à la recherche scientifique avancée, à même de garantir un développement durable de l’industrie des pêches.


« Ce navire contribuera à renforcer la recherche scientifique et le développement des ressources halieutiques et aura des retombées économique et sociale importantes », a indiqué Kitaoka, dans son allocution lors de la cérémonie de signature de cet accord de prêt.


Il permettra également à l’INRH de construire un écosystème au bénéfice du développement durable au Maroc et d’approfondir les recherches dans le domaine de l’halieutique, a fait savoir le président de la JICA, notant que « le Maroc a toujours regorgé de ressources halieutiques très attractives pour le consommateur japonais, notamment le poulpe, le thon et d’autres produits halieutiques ».


Le directeur général de l’INRH, Abdelmalek Faraj, a de son côté affirmé que l’acquisition d’un navire océanographique et de recherche halieutique permettra de réaliser des avancées majeures en matière d’évaluation et de suivi des stocks halieutiques et plus généralement dans l’appui scientifique pour le développement durable du secteur de la pêche.


Un axe prioritaire du Plan Halieutis

Dans ce sens, il a rappelé que le renforcement de la recherche scientifique marine est un axe prioritaire de la stratégie halieutique marocain Plan Halieutis, notant que « ce projet en est une illustration majeure ».


« La coopération avec le Japon, particulièrement avec la JICA, a fortement contribué au développement et au renforcement des capacités de l’INRH », a fait remarquer Faraj, ajoutant que les laboratoires et le matériel scientifique de l’institut « sont en partie le fruit de cette coopération historique fructueuse et salvatrice pour l’INRH et pour l’ensemble du secteur de la pêche ». Le projet de la construction d’un navire de recherche s’inscrit dans le cadre de la politique et la stratégie du Maroc portant notamment sur l’initiative de ceinture bleue, lancée lors de la 22è Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP22) et qui vise à protéger les océans et à garantir un développement durable du secteur de la pêche et de l’aquaculture, notamment en renforçant le système d’observation des océans et de l’écosystème maritime. Cette cérémonie, marquée par la signature d’un Echange de notes entre les deux pays, a connu la participation de l’Ambassadeur du Japon au Maroc, Tsuneo Kurokawa et du représentant résident du bureau de la JICA à Rabat, Hitoshi Tojima.


A noter que le président de la JICA entame lundi une visite officielle de deux jours au Maroc, afin de consolider davantage les relations de coopération existant entre les deux pays.


Cette visite permettra au responsable japonais d’avoir une vision plus précise de la situation au Maroc afin de mieux appréhender les projets potentiels pouvant contribuer au développement économique et social et accompagner pleinement le pays dans sa stratégie de développement, et contribuera sans doute à marquer un tournant significatif dans les relations entre le Japon et le Royaume du Maroc.