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30.01.2017 à 18 H 16 • Mis à jour le 30.01.2017 à 20 H 10
Par
Sommet de l'UA

Le Maroc admis à l’Union africaine par consensus des Etats membres

La réunion des chefs d’Etats de l’UA a entériné la candidature du Maroc en tant que 55ème membre. UA
La candidature du Maroc à l’Union africaine a été actée par le nouveau président de l’organisation panafricaine après un difficile consensus des chefs d’Etat membres réunis à huis clos. Reste à savoir si la délégation marocaine menée par Mohammed VI pourra siéger au dernier jour du sommet

Alpha Condé, nouveau président de l’Union africaine a acté la réadmission du Maroc à l’organisation panafricaine après des débats houleux ayant mené à un consensus favorable pour le Maroc.


« Une écrasante majorité de pays africains a soutenu le retour du Maroc au sein de l’Union Africaine, lors du 28ème sommet de l’organisation continentale tenu à Addis-Abeba. 39 se sont exprimés, lundi, en faveur du retour du Maroc à l’UA », annonce une dépêche MAP, alors que le royaume avait auparavant décompté 42 voix favorables.



Cette acceptation sans condition, sans vote et par acclamation, a fait face à l’intense résistance d’un pack de 10 pays mené par l’Algérie qui souhaitait retarder cette décision arguant par un document truffé d’arguties juridiques que le Maroc n’était pas « constitutionnellement en phase avec l’Acte constitutif de l’UA ».

 

Ces réserves, qui avaient été portées par l’ex-présidente de la Commission Dlamini-Zuma dans son communiqué annonçant que le royaume avait atteint le quorum de 28 pays favorables, ont, durant les travaux à huis clos trouvé en la personne du président du Zimbabwe, Robert Mugabe, un porte-parole acharné.


Lui et ses alliés ont proposé la création d’un comité ad-hoc de sages africains qui devaient mettre sous tutelle le retour du Maroc en l’obligeant « à remplir les conditions préalables, notamment sur la question de la reconnaissance des frontières », explique une source diplomatique, confirmant une information de TelQuel.



Le projet de cette instance, manifestement destinée à retarder l’entrée définitive du Maroc n’a in fine pas convaincu la majorité des chefs d’Etat et de gouvernement.


Sur un plan pratique, la ré-adhésion du Maroc à l’organisation deviendra officielle après le dépôt des instruments de ratification. Reste cependant une question en suspens : dans ces conditions, la délégation marocaine sera-t-elle en mesure de siéger et porter ses couleurs dès demain, dernier jour du conclave des chefs d’Etat ? Des informations font état de la possibilité qui pourra être offerte par le nouveau président de l’UA, Alpha Condé au prononcé d’un discours royal avant la clôture du sommet.