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12.03.2017 à 12 H 40 • Mis à jour le 12.03.2017 à 12 H 40
Par
Aviation civile

La série noire continue pour Air Algérie, objet d’incidents de vol à répétition

La compagnie nationale algérienne a connu plusieurs incidents en l’espace de quelques mois. DR
Un avion d'Air Algérie assurant une liaison intérieure a fait demi-tour dimanche après un problème technique, a indiqué la compagnie algérienne. Depuis des mois Air Algérie multiplie les annonces d'incidents suscitant des inquiétudes sur la viabilité de l'entreprise selon les autorités

Un avion d’Air Algérie assurant une liaison intérieure a fait demi-tour dimanche après un problème technique, a indiqué la compagnie algérienne.


L’appareil, un Boeing 737, en direction de Sétif à partir d’Alger, avec à son bord 23 passagers et sept membres d’équipage, n’a pas pu atterrir en raison « de mauvaise indication de verrouillage du train d’atterrissage », précise la compagnie dans un communiqué. L’avion est revenu sur Alger pour bénéficier de l’assistance et d’une réparation sur place, ajoute la compagnie secouée dernièrement par une série d’incidents similaires.


Une roue perdue à l’atterrissage

Début février, l’un de ses avions a perdu une roue juste après son atterrissage sur le tarmac de l’aéroport d’El Oued, à 620 km au sud-est d’Alger, sans faire de victimes.


Quatre mois avant, une roue d’un autre avion d’Air Algérie s’est détachée lors de son atterrissage à l’aéroport d’Alger, faisant perdre le contrôle de l’avion au commandant du bord et créant un mouvement de panique au sein des passagers.


Le pilote a réussi à maîtriser la situation, évitant une catastrophe de justesse.


Le même mois, un avion à destination de Paris a du faire demi-tour, quelques minutes après son décollage de l’aéroport de la capitale algérienne à cause d’un problème technique. Un autre appareil du même transporteur assurant la liaison Orly-Alger a été contraint de rebrousser chemin vers l’aéroport français quelques minutes après son décollage. Le feu s’était déclaré, dans un de ses réacteurs, pour des raisons inconnues.


En août dernier, l’avion assurant le vol AH 1020 reliant Alger à la ville de Marseille a fait demi-tour à cause d’un problème technique et a atterri à l’aéroport Houari Boumediene de la capitale pour effectuer les réparations nécessaires.


Durant le même mois, un autre appareil de la compagnie algérienne a été contraint d’interrompre son décollage de l’aéroport international Orly vers la ville algérienne de Bejaia lorsque les pilotes ont été alertés par une alarme que la porte arrière gauche de l’appareil était ouverte en plein vol.


Le PDG limogé un an et demi après sa nomination

Ces incidents ont été précédés par le drame du crash d’un avion affrété par Air Algérie, le 24 juillet 2014 au nord du Mali, faisant 116 morts. Les enquêteurs ont pointé du doigt la formation des pilotes.


Les experts judiciaires ont conclu que les pilotes étaient en fait des saisonniers avec de longues périodes d’inactivité. Ces derniers n’étaient pas formés aux manœuvres qui auraient pu éviter le drame.


Face à cette série noire d’incidents, le PDG de la compagnie a été limogé en février dernier, une année et demie après sa nomination à la tête du transporteur aérien.


Le ministre algérien des Transports, Boudjema Talaï avait traité Air Algérie de « compagnie malade », affirmant qu’un plan « Marshall » est nécessaire pour remettre la société sur les rails.


« Air Algérie ne sait même pas faire son métier, celui de voyager. C’est désastreux », avait confié le ministre, dans une déclaration à la radio nationale, mettant en garde contre la disparition du pavillon national « si les choses continuer à se faire de cette manière ».