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29.03.2017 à 10 H 05 • Mis à jour le 29.03.2017 à 10 H 05
Par et
Brexit

Londres lance officiellement le processus de sortie de l’UE

CHRISTOPHER FURLONG / AP
Londres s’apprête à activer aujourd’hui l’article 50 du traité de Lisbonne. La première ministre britannique, Theresa May, lance ainsi officiellement le processus de sortie de l’Union européenne, neuf mois après le référendum du 23 juin 2016, où les Britanniques ont voté à près de 52 % pour quitter l’Union

Le gouvernement britannique lance officiellement ce mercredi le processus de sortie de l’Union européenne, neuf mois après le vote des Britanniques pour le Brexit.


Selon l’article 50 du traité de Lisbonne signé en 2007, qui n’a jamais été utilisé jusqu’ici, pour engager son retrait, le Royaume-Uni doit notifier au Conseil européen, composé des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres, son intention de quitter l’Union et négocier ensuite, pendant deux ans maximum, un « accord de retrait ».


Voyage vers l’inconnu

En activant cet article, le gouvernement britannique se lance ainsi dans l’inconnu, en donnant le coup d’envoi à de longues négociations difficiles dont l’issue reste incertaine.


Le Royaume-Uni avait rejoint avec réserve l’UE il y a 44 ans. La Première ministre britannique Theresa May a signé mardi la lettre officielle du Brexit qui doit être remise au président du Conseil européen Donald Tusk ce mercredi 29 mars à Bruxelles par l’ambassadeur britannique Tim Barrow.


May doit ensuite informer le Parlement britannique du déclenchement du mécanisme sortie de l’UE. « Quand je vais m’asseoir à la table des négociations pendant ces prochains mois, je vais représenter toutes les personnes du Royaume-Uni –  les jeunes et les vieux, les riches et les pauvres, (… ) et oui les citoyens européens qui ont fait de ce pays leur maison », doit-elle dire aux députés selon les extraits du discours publié par Downing Street.


« Nous voulons tous vivre dans une Grande-Bretagne vraiment mondiale qui sort et construit des relations avec ses vieux amis et ses nouveaux alliés à travers le monde », précise la même source.


Une économie encore stable

Pour le moment, l’économie britannique se porte bien : la croissance du produit intérieur brut est restée solide à 1,8 % en 2016 et pourrait atteindre 2 % en 2017. Mais avec le déclenchement officiel du Brexit, les investisseurs pourraient se détourner du pays, tandis que l’inflation due à la chute de la livre commence à se faire sentir chez des ménages britanniques.


Les divisions internes liées au Brexit risquent de mettre en péril l’unité des nations constitutives du Royaume Uni (l’Angleterre, le pays de Galles, l’Ecosse et l’Irlande du Nord).


Lors du référendum organisé le 23 juin 2016 sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’UE, l’Angleterre et le pays de Galles se sont prononcés en faveur du Brexit, alors que l’Ecosse et l’Irlande du Nord ont voté pour le maintien dans l’UE.