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08.04.2017 à 22 H 40 • Mis à jour le 08.04.2017 à 22 H 44
Par
Nations Unies

Sahara occidental : Horst Köhler, un ancien président allemand, nouvel envoyé spécial

Horst Köhler, ancien président allemand et nouvel Envoyé spécial du SG de l’ONU au Sahara occidental. SZ/ EPA
Köhler devrait remplacer le diplomate américain Christopher Ross, qui a théoriquement démissionné en début d’année, après que le Conseil de Sécurité de l’ONU renouvelle à la fin du mois le mandat du contingent de la Minurso

Après un américain, ce sera à nouveau un européen. Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, a proposé que son envoyé spécial pour le Sahara occidental soit Horst Köhler, 74 ans, ancien président allemand (2004 à 2010). Le Maroc et le Front Polisario se sont montrés bien prédisposés mais ils n’ont pas encore donné leur accord définitif, selon des sources diplomatiques.


Köhler devrait remplacer le diplomate américain Christopher Ross, qui a théoriquement démissionné en début d’année, après que le Conseil de Sécurité de l’ONU renouvelle à la fin du mois le mandat du contingent de la Minurso. En fait c’est Guterres qui a suggéré à Ross de renoncer à son poste. Le sachant honni par les autorités marocaines, il lui semblait difficile qu’il puisse continuer à être le médiateur.


Un économiste au profil politique

Son remplaçant proposé à un profil fort différent. Ce n’est pas un diplomate, mais un homme politique membre du parti démocrate-chrétien d’Angela Merkel. C’est aussi un économiste qui a dirigé la Fédération allemande des caisses d’épargne avant d’être nommé président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Avant de devenir chef d’État, il a encore été pendant quatre ans (2000-2004) directeur exécutif du Fonds monétaire international. Il ne connaît pas grand-chose au conflit du Sahara occidental.


Le Polisario aurait préféré que l’envoyé spécial soit Américain comme Ross ou comme James Baker qui avait été le secrétaire d’État du président George Bush. L’appui que peut leur donner le Département d’État donne en théorie plus de poids à leur médiation même si celle-ci n’a pas abouti. L’hostilité manifestée par les autorités marocaines à l’égard des deux Américains a contribué à leur démission.


Rabat penchait plutôt pour un Européen car elle garde un bon souvenir du diplomate néerlandais Peter van Walsum qui en 2008 proposa aux deux parties de négocier sur l’offre d’autonomie marocaine et non pas sur l’autodétermination revendiquée par les indépendantistes sahraouis.


Guterres présentera ce mois-ci au Conseil de Sécurité son rapport annuel sur le Sahara qui a encore, dans une large mesure, été rédigé par Ross. Le Conseil votera ensuite une résolution qui formulera quelques recommandations et prolongera d’un an le mandat de la Minurso. Elle sera rédigée par la mission des États-Unis auprès de l’ONU et soumise d’abord à l’approbation de la France, la Russie, l’Espagne et la Grande Bretagne qui intègrent le Groupe des amis du Sahara occidental.