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17.05.2017 à 08 H 04 • Mis à jour le 17.05.2017 à 13 H 10
Par et
Justice

Les accusés dans les événements de Gdim Izik annoncent leur retrait du procès

Salle d’audience du procès Gdim Izik le 15 mai 2017. AIC PRESS
Suite à ce retrait, la cour a décidé de poursuivre l’examen de l’affaire, auditionnant le reste des témoins, après avoir commis d’office quatre avocats pour assurer la défense des accusés conformément aux dispositions de l’article 317 du code de procédure pénale. Les deux accusés, poursuivis en état de liberté, ont déclaré à la cour qu’ils vont continuer à comparaître

Les accusés, poursuivis dans le cadre des événements de Gdim Izik, ont décidé de se retirer du procès, qui se poursuit devant la cour d’appel à Salé.


La défense des accusés a annoncé également son retrait du dossier, suivant en cela la décision des accusés de boycotter ce procès en refusant d’assister à ses audiences, a indiqué le procureur général du Roi près de la cour d’appel de Rabat, Hassan Daki dans une déclaration à la presse.


Daki a précisé que les avocats de la défense ont remercié la cour pour « les efforts déployés afin que le procès se déroule dans un climat adéquat et pour garantir un procès équitable ».


Des slogans brandis pour contester la défense

Lors de l’audition du mardi 16 mai, des témoins par la chambre criminelle près l’annexe de la Cour d’appel à Salé, les accusés ont scandé des slogans contestant la qualité de la défense de la partie civile au moment où celle-ci prenait la parole pour poser des questions à un témoin, a-t-il dit, ajoutant que la cour a décidé de lever la séance devant l’impossibilité de poursuivre l’audience suite aux perturbations causées par les accusés.


Il a ajouté que les accusés ont continué à scander des slogans pour empêcher l’audition d’un témoin, avant l’annonce par l’un des mis en cause de leur retrait de la séance s’ils ne sont pas autorisés à entrer en contact avec leur défense, notant que la cour a accédé à leur demande même si la loi n’autorise pas cette discussion à l’intérieur de la salle d’audience, dans un souci d’assurer le bon déroulement du procès.


Le procureur général du Roi a relevé que les accusés ont brandi leur menace de se retirer du procès lorsque des témoins ont reconnu certains d’entre eux lors des précédentes audiences. De même, il a été constaté que « les mis en cause intensifiaient les perturbations des audiences à chaque fois qu’un témoin identifiait l’un d’entre eux ou prononçait son nom, a-t-il souligné, ajoutant que dans certains cas, ils sont allés jusqu’à entraver le déroulement de l’audience et refuser de procéder à la confrontation avec les témoins, défiant ouvertement l’autorité du président de la cour en matière de gestion des audiences ».


Suite à ce retrait, la cour a décidé de poursuivre l’examen de l’affaire, auditionnant le reste des témoins, après avoir commis d’office quatre avocats pour assurer la défense des accusés conformément aux dispositions de l’article 317 du code de procédure pénale. Les deux accusés, poursuivis en état de liberté, ont déclaré à la cour qu’ils vont continuer à comparaître.