Newsroom
Le meilleur de l’actualité au fil des événements

Connectez-vous

Mot de passe oublié ?

Abonnez-vous !

Découvrez l'offre de lancement du Desk

60 DH
1 mois
Découvrir les offres
31.05.2017 à 13 H 17 • Mis à jour le 31.05.2017 à 13 H 18
Par
Propagande

Al Hoceima : Images trompeuses, la SNRT s’enfonce dans le déni

Siège de la SNRT à Rabat. DR
La télévision d’Etat SNRT a tenté par voie de communiqué de se justifier sur la diffusion d’images trompeuses concernant le mouvement populaire dans le Rif. Elle assume que les événements et les actes de hooliganisme entre supporters de clubs de football sont « indissociables » au mépris de toute déontologie journalistique.

Dans un communiqué de presse, cité par Yabiladi, la SNRT, l’entreprise publique de l’audiovisuel, tente vent debout de justifier son recours à des images montrant un affrontement entre supporteurs d’équipes de football à Al Hoceima pour illustrer le hirak populaire qui secoue la région depuis plusieurs mois.



« Certains médias ont rapporté ce qu’ils ont qualifié de ‘trucage’ de la part d’Al Oula qui a diffusé des images anciennes en les attribuant à ce qu’il se passe actuellement à Al Hoceima », indique-t-elle, estimant qu’elle n’a fait que relayer le communiqué du procureur général du roi près de la cour d’appel à Al Hoceima datant du samedi 27 mai.


Pour la SNRT, « évoquer une fabrication d’événements est faux puisque le reportage n’a pas prétendu que les images d’archives concernait seulement les événements récents, mais il les a utilisées en tant qu’images illustratives ». Pourtant, à aucun moment, le reportage ne donne de précision sur le contexte de ces images. Elles sont donc évidemment trompeuses malgré ses dénégations.


« Plutôt que de présenter des excuses aux téléspectateurs et reconnaître son erreur, la SNRT persiste et signe », commente Yabiladi  : la SNRT juge sans ciller que les événements qu’a connus la ville sont liés et ne peuvent pas être divisés.


Le déni dont fait preuve la télévision d’Etat est grave. D’abord, en esquivant le débat qui porte non sur un « trucage » mais sur l’utilisation trompeuse d’images décontextualisées. Ensuite, parce que la SNRT se justifie par le fait qu’elle n’a fait que relayer le communiqué du procureur, démontrant encore une fois sa volonté de couvrir l’actualité qu’à sens unique et de l’habiller par des techniques usées de propagande.