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24.08.2017 à 22 H 47 • Mis à jour le 24.08.2017 à 22 H 47
Par
Terrorisme

La police catalane avait été alertée au sujet de l’imam marocain de Ripoll

La photographie de l’imam Abdelbaki Es Satty diffusée par la police catalane. MOSSOS
Des erreurs de procédures et un manque de communication ont peut-être empêché la police espagnole de déjouer l'attentat à la fourgonnette qui a coûté la vie à 13 personnes dans le centre de Barcelone la semaine passée

Un policier belge avait prévenu un membre de la police catalane que l’imam marocain Abdelbaki Es Satty, cerveau présumé des attentats de Barcelone et de Cambrils, était suspect, a-t-on appris de source proche de la Généralité de Catalogne.


“La conversation entre les deux policiers n’étaient pas officielle. Ils se connaissaient, ils s’étaient rencontrés lors d’un séminaire de police” , a-t-on déclaré à Reuters.


Les rapports de police ne mentionnent pas Abdelbaki Es Satty, poursuit-on, ajoutant que les services de sécurité catalans, les Mossos d’Esquadra, ne communiquent avec les polices étrangères que par l’intermédiaire du gouvernement espagnol.


On ignore encore si la police catalane a mené sa propre enquête.



Les autorités catalanes n’étaient au courant d’aucune enquête sur l’imam ou de la menace qu’il représentait, a dit jeudi le ministre catalan de l’Intérieur, Joaquim Forn, cité par l’agence EFE.


Abdelbaki Es Satty a passé trois mois l’an dernier à Vilvorde, au nord de Bruxelles, ville considérée comme un foyer de l’islam radical.


Il est ensuite parti en Catalogne, afin de devenir imam de la petite ville de Ripoll, où est il est suspecté d’avoir recruté et radicalisé la plupart des membres de la cellule terroriste à l’origine des attaques.


Hans Bonte, maire de Vilvorde, a dit la semaine dernière que la police belge avait enquêté sur l’imam et avait fourni des informations à son sujet à la police espagnole.


La police de Barcelone lui a répondu le 8 mars qu’Abdelbaki Es Satty n’avait “aucun lien avec des groupes terroristes” , a dit Hans Bonte, cité jeudi par El Pais.


Des erreurs de procédures et un manque de communication ont peut-être empêché la police espagnole de déjouer l’attentat à la fourgonnette qui a coûté la vie à 13 personnes dans le centre de Barcelone la semaine passée.