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26.11.2017 à 08 H 14 • Mis à jour le 26.11.2017 à 08 H 14
Par
PJD

Benkirane-Ramid : l’affrontement au grand jour

Samedi 25 novembre, dès l’ouverture de la session extraordinaire du Conseil national du PJD à Salé, la question d’un éventuel troisième mandat pour Abdelilah Benkirane a de nouveau cristallisé les débats au sein d’un parti désormais fracturé par la guerre que se livrent ses chefs

Les deux hommes s’évitaient soigneusement depuis que l’un avait été poussé à la porte du gouvernement et que l’autre recevait un ministère d’Etat taillé sur mesure.


Samedi 25 novembre, dès l’ouverture de la session extraordinaire du Conseil national du PJD à Salé, la question d’un éventuel troisième mandat pour Abdelilah Benkirane a de nouveau cristallisé les débats au sein d’un parti désormais fracturé par la guerre que se livrent ses chefs.


D’emblée, Mustapha Ramid n’a pas hésité à affirmer ne voir « aucun intérêt » à réformer le règlement intérieur du parti islamiste, agitant le spectre d’une menace de désagrégation de la seule formation politique à avoir résisté jusqu’ici aux scissions souvent orchestrées par l’Etat profond depuis la période de Basri.


Pour lui, une retouche de l’article 16 qui ouvrirait la voie au maintien de son rival Benkirane aux commandes du parti de la lampe serait synonyme de partition. « Nous serions alors en présence d’un nouveau parti », a-t-il déclaré devant les journalistes venus en masse couvrir le conclave.


Face aux arguties juridiques du super-ministre des Droits de l’Homme, le secrétaire général du PJD a pour sa part louvoyé, laissant entendre que cette volonté pouvait provenir des bases et non de sa personne. « Je n’ai rien demandé », a-t-il affirmé, tout en insistant sur le fait que le premier parti du Maroc était en perpétuel renouvellement : « le PJD n’est pas un parti mineur (… ) et ne cède pas aux pressions ».


 

« La passe d’armes prouve ainsi que les hostilités iront crescendo jusqu’à la tenue du 8è congrès (les 9 et 10 décembre, ndlr) », prophétise un parlementaire qui voit dans l’opposition de Ramid « une ligne de conduite dictée de l’extérieur ». Calculateur, Benkirane en a appelé à « l’unité et à la démocratie interne », seule boussole à ses yeux pour garantir la cohérence d’un PJD miné par les guerres intestines depuis la formation du gouvernement El Otmani et les coups de butoir qu’il reçoit à chacune de ses grand-messes.