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18.01.2018 à 18 H 43 • Mis à jour le 18.01.2018 à 18 H 43
Par et
Conclave

Le Conseil supérieur de l’Education à la recherche d’un second souffle

Omar Azziman, à l’ouverture du 13ème CSEFR. Courtesy CSE
Omar Azziman a pointé un « essoufflement dans le rythme de fonctionnement du Conseil » qui se traduit par « des lenteurs dans la réalisation des travaux et une baisse de la participation, de l’implication et peut-être de la motivation d’une partie des membres ».

« La réforme de l’éducation et la formation du capital humain doivent constituer l’épine dorsale du nouveau modèle de développement », a indiqué, jeudi à Rabat, le président du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS), Omar Azziman.


S’exprimant à l’occasion de l’ouverture de la 13è session ordinaire du Conseil, en présence du ministre des Habous et des affaires islamiques, Ahmed Toufiq, du ministre par intérim de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mohamed Laaraj et du secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Khalid Samadi, Azziman a souligné que cette session sera consacrée, dans un premier temps, à l’examen de la contribution du Conseil à la réflexion visant à reconsidérer le modèle de développement du royaume.


Il a rappelé le discours du Roi Mohammed VI à l’ouverture de l’année législative, qui a « mis en exergue les limites du modèle de développement actuel et ce en dépit des progrès réalisés par le Maroc et reconnus à l’échelle internationale, notant qu’à la lumière de ce diagnostic, Sa Majesté le Roi a invité le gouvernement, le parlement et les différentes institutions et instances concernées, chacun dans son domaine de compétence, à reconsidérer notre modèle de développement pour le mettre en phase avec les évolutions que connaît le pays ».


Ainsi, “le Conseil en tant qu’institution est directement concerné par cet appel à contribution parce qu’il est le mieux placé, non pas pour élaborer un nouveau modèle de développement, mais pour démontrer que, quel que soit le modèle de développement retenu, celui-ci devra placer en son centre de gravité la réforme de l’école” , a-t-il souligné.


« En effet, si toute croissance équitable et tout développement durable passe par une politique de réduction des inégalités et de justice sociale, toute justice sociale commence et passe par l’éducation. Une éducation qui évite la reproduction des inégalités économiques, sociales et culturelles qui affectent les élèves à l’arrivée à l’école et qui fait tout pour corriger et dépasser ces inégalités de départ et pour casser le cercle vicieux des inégalités sociales qui se trouvent aggravées à l’école par des inégalités scolaires. Une école qui assure un enseignement et une formation de qualité pour tous, sans distinction aucune, afin d’accroître en quantité et en qualité le capital humain, principal levier d’un développement durable et équitable », a-t-il martelé.


Lenteurs et baisse de participation… 

Il a pointé un « essoufflement dans le rythme de fonctionnement du Conseil » qui se traduit par « des lenteurs dans la réalisation des travaux et une baisse de la participation, de l’implication et peut-être de la motivation d’une partie des membres ».


Aussi, le bureau du Conseil a élaboré « une série de propositions de réaménagement des procédures suivies, de redistribution de certaines tâches et de renforcement de certaines instances » afin de corriger les « imperfections constatées ».  Azziman a distribué dans ce sens un document intitulé Fonctionnement du Conseil, bilan et perspectives à l’assemblée, proposant un « réexamen du mode de fonctionnement du Conseil ».


Azziman a, par ailleurs, fait avoir que « le Conseil a saisi au vol l’invitation royale pour apporter sa prompte contribution à ce nouveau chantier stratégique », a-t-il affirmé, soulignant que le rôle de l’école dans la réduction des inégalités et la promotion de la justice sociale n’est aucunement étranger à la vision du Conseil puisqu’il traverse et irrigue les deux piliers sur lesquels sa vision a été construite, « le pilier de l’équité et de l’égalité des chances » et « le pilier de la qualité pour tous ».


« La nouvelle contribution du Conseil, tout en restant fidèle à la vision 2015-2030, s’attaque frontalement à la question de l’école en tant que levier de justice sociale ce qui a permis d’approfondir l’analyse et d’apporter une réponse directe à la réflexion en cours », a-t-il fait savoir.


En outre, le président du Conseil a précisé que le programme de cette session de deux jours, comporte un autre sujet de première importance pour la réussite de la réforme à savoir un projet de rapport sur les métiers et plus précisément sur la mise à niveau, la rénovation et la valorisation des métiers de l’enseignement, de la formation, de la gestion et de la recherche.


Il a également souligné l’importance accordée par la vision 2015-2030 à ce sujet considéré non seulement comme un levier décisif de la réforme mais comme le préalable à l’amélioration de la qualité de l’enseignement. « C’est pourquoi nous avons commencé par organiser un colloque international sur la problématique des métiers en mai 2016 et décidé de consacrer un rapport spécifique à la question pour compléter, approfondir et enrichir les recommandations de la vision dans ce domaine », a-t-il ajouté.


Le Conseil examinera lors de cette 13è session des propositions relatives à l’amélioration du mode de fonctionnement du Conseil, le projet de programme de travail pour 2018 ainsi que le projet du budget 2018.


Le Conseil tiendra le 22 janvier une conférence de presse présentant les résultats des travaux de cette session.