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20.01.2018 à 23 H 05 • Mis à jour le 20.01.2018 à 23 H 05
Par et
Catalogne

Le parquet général espagnol déterminé à arrêter Puigdemont

Carles Puigdemont, président déchu de Catalogne. EPA
Puigdemont s'était installé en Belgique juste avant d'être poursuivi par la justice espagnole pour « sédition », « rébellion » et « détournement de fonds », a été réélu député régional et s’est porté candidat à la présidence de la région

L’immunité parlementaire dont bénéficie l’ex-président catalan Carles Puigdemont en tant que député du nouveau parlement régional n’empêchera pas son arrestation en cas de retour en Espagne, a affirmé samedi le parquet général espagnol.


« L’immunité n’est pas synonyme d’impunité » et ne signifie pas « qu’on ne puisse pas ordonner le placement en détention sur ordre judiciaire », a souligné le parquet général dans un communiqué, estimant que Puigdemont, qui se trouve en Belgique, a montré « qu’il persiste dans son plan délictueux » en s’enfuyant et en « défendant des agissements qui avaient culminé avec la déclaration d’indépendance ».


Le parquet général espagnol a également rappelé que d’autres indépendantistes, bénéficiant eux aussi de l’immunité parlementaire, sont en prison. « Le Tribunal suprême avait déjà décidé pour ces mêmes faits, compte tenu de leur extrême gravité, la mise en examen et le placement en détention de personnes ayant le même statut de député », relève le communiqué.


Le 5 janvier, la Cour suprême avait maintenu en prison l’ancien vice-président indépendantiste catalan Oriol Junqueras, qui venait d’être réélu député régional.


A l’issue des élections du 21 décembre, les indépendantistes ont retrouvé la majorité absolue en sièges au parlement catalan mais huit d’entre eux ne peuvent y siéger : ils sont soit en fuite en Belgique soit en prison.


Puigdemont, qui s’était installé en Belgique juste avant d’être poursuivi par la justice espagnole pour « sédition », « rébellion » et « détournement de fonds », a été lui aussi réélu député régional et s’est porté candidat à la présidence de la région, tout en affirmant qu’il ne rentrera pas en Espagne où il risque d’être arrêté.


Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a affirmé récemment que l’article 155 de la Constitution, activé pour rétablir l’ordre constitutionnel en Catalogne suite à la déclaration illégale d’indépendance de cette région, demeurera en vigueur si Puigdemont insiste à être investi de nouveau président de la Catalogne depuis Bruxelles.


En cas désignation de Puigdemont depuis la capitale belge, il ne pourra pas former un nouveau gouvernement régional et cette investiture fera l’objet d’un recours de la part du gouvernement espagnol auprès de la Cour Constitutionnelle, a assuré Rajoy.