Newsroom
Le meilleur de l’actualité au fil des événements

Connectez-vous

Mot de passe oublié ?

Abonnez-vous !

Découvrez l'offre de lancement du Desk

60 DH
1 mois
Découvrir les offres
12.02.2018 à 22 H 30 • Mis à jour le 12.02.2018 à 22 H 30
Par
Migrants

L’Espagne veut d’un Maroc tampon face au flux de migrants africains

Juan ignacio Zoido et Abdelouafi Laftit lors de leur entrevue à Rabat le 29 août 2017. AIC PRESS
Le ministre de l'Intérieur espagnol Juan Ignacio Zoido voudrait pousser l’Europe, à l’instar de ce qui se fait avec la Turquie contre l'afflux des réfugiés syriens, à solliciter le Maroc d’endiguer l'immigration à ses frontières et transformer le pays, d’un territoire de transit, à celui de destination

En 2017, l’immigration illégale en Espagne a augmenté de 101,4 % alors que les entrées en Grèce ont diminué de 77 %. « Pour le gouvernement de Madrid, la coopération et l’aide au développement des pays d’origine est la clé pour trouver une solution à ce phénomène, toujours lié à la tragédie », écrit ABC.


Le ministre de l’Intérieur Juan Ignacio Zoido qui s’est rendu au Sénégal et en Mauritanie cette semaine, voudrait pousser l’ Europe, à l’instar de ce qui se fait avec la Turquie, contre l’afflux des réfugiés syriens, à solliciter le Maroc d’endiguer l’immigration à ses frontières et transformer le pays, d’un territoire de transit, à celui de destination.


« Le Maroc fait un énorme effort pour servir la coopération avec l’Espagne dans ce sens », a déclaré à ABC le secrétaire d’Etat à la Sécurité, José Antonio Nieto, estimant qu’aujourd’hui le royaume nécessite une assistance économique et sécuritaire sécurité, mais aussi un soutien en matière sociale pour qu’il joue un rôle tampon similaire à celui de la Turquie sur le flanc est de l’Europe.


En mars 2016, l’UE a convenu avec Ankara de fermer la route principale par laquelle un million d’immigrants avait traversé la mer Égée pour rejoindre le sol européen, un objectif qui a été pratiquement atteint. L’accord a établi que la Turquie accueillerait tous les réfugiés arrivant de manière irrégulière vers la Grèce en échange de transferts économiques –  3 milliards d’euros initialement –  et de récompenses politiques. Un modèle que que le voisin du nord voudrait rééditer avec le Maroc.