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19.02.2018 à 01 H 37 • Mis à jour le 19.02.2018 à 01 H 37
Par
Gouvernement

Une « Charte » pour replâtrer une coalition en ruine

Saadeddine El Otmani lors des tractations ayant mené à sa coalition gouvernementale. AIC PRESS
Maintes fois annoncée, puis repoussée, cette charte de bienséance devrait être annoncée ce lundi. Les six partis de la coalition entendent ainsi mettre de l’ordre dans leurs rangs après qu’Abedelilah Benkirane ait joué aux trouble-fêtes en chargeant Aziz Akhannouch. Contraint de toutes parts, Saâdeddine El Otmani cède encore sur ses miettes de pouvoir à la tête d’un gouvernement en lambeaux

Les six partis de la coalition gouvernementale devraient signer ce lundi 19 février à Rabat, une « Charte de la Majorité » consécutive à la crise aiguë vécue dans les rangs de l’alliance bancale autour du PJD de Saâdeddine El Otmani.


Depuis la sortie au canon d’ Abdelilah Benkirane contre Aziz Akhannouch et Driss Lachgar devant le 6ème Congrès de la Jeunesse PJD, le RNI et l’USFP n’en démordent pas. Les deux partis exigent des explications de la part de Saâdeddine El Otmani en sa qualité de chef du PJD. En clair une condamnation publique, tout en imposant en plus cette charte de bienséance à faire adopter par les six écuries formant une coalition de façade, dont nous avions expliqué les ressorts.


« L’un des éléments essentiels de cette charte est l’instauration d’un “mécanisme de coordination au niveau gouvernementale et au niveau au parlement, jusque dans les commissions et toute initiative telle qu’un amendement ou une proposition de loi, pour essayer autant que possible de coordonner les positions en amont », a déclaré à Medias24 « une source haut placée du PJD ».

 

Maintes fois annoncée, puis repoussée, la dernière mouture de cette charte prévoit « une nouvelle organisation de travail qui confère aux réunions des chefs de la majorité un caractère officiel », précise Libération. But déclaré : adopter une seule ligne de conduite.


Un comité de coordination sera également mis en place au niveau parlementaire afin de renforcer la concertation entre les ministres et éviter tout incident de parcours qui pourrait créer des tensions, ajoute le quotidien socialiste.


D’aucuns, au sein même des partis l’ayant exigée, s’interrogent déjà sur son efficacité, rappelant que des expériences similaires avaient déjà été tentées, notamment durant le mandat de Benkirane à la tête du gouvernement. L’approche censée mettre de l’ordre dans le chaos que vit l’Exécutif pourrait in fine compliquer ses rouages décisionnels et occasionner davantage de coûts de fonctionnement et de couacs.