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01.03.2018 à 15 H 09 • Mis à jour le 01.03.2018 à 15 H 09
Par et
Economie

Oxford Business Group tresse des lauriers au Maroc

Une ouvrière de l’usine Renault de Tanger. LE DESK
Dans son "Rapport Maroc 2018", OBG consacre un chapitre spécial à la ville de Tanger et sa région qui connaissent un nouvel essor avec le lancement du plan de développement économique visant à tirer profit de son emplacement stratégique à l'entrée du détroit de Gibraltar et aux portes d’Europe

Les « progrès remarquables » réalisés par le Maroc en 2017 à la faveur de l’accélération de sa stratégie industrielle confèrent au Royaume une position de force à l’aube de la nouvelle décennie, a souligné le cabinet d’intelligence économique et de conseil Oxford Business Group (OBG) à l’occasion de la publication de son rapport « Maroc 2018 ».


« La position de force du Maroc est basée sur une réputation de stabilité et d’ouverture et une situation géographique stratégique », indique OBG qui assure que « la fin de la décennie s’annonce prometteuse pour le Royaume dont l’économie est de plus en plus diversifiée ». OBG, qui note que la croissance de l’économie marocaine des dernières années a été principalement portée par les secteurs agricole, minier et manufacturier, s’attend à ce que les industries renforcent leur contribution au PIB dans les prochaines années.


Les indices économiques prévoient une forte croissance en 2018 pour le Maroc, relève-t-il, faisant observer que les industries exportatrices en plein essor telles que l’automobile, l’aéronautique, les mines et l’agroalimentaire devraient contribuer à une croissance du secteur industriel de 14 % à 23 % d’ici 2020.


Les faibles coûts de main-d’œuvre et la proximité avec l’Europe sont des facteurs qui contribuent à rendre le pays attrayant d’un point de vue économique, explique-t-il, tout en signalant que l’agriculture demeure un pilier de l’économie marocaine qui procure de l’emploi à près de la moitié de la population active et qui contribue à 15 % de son PIB.


Avec plus de 11 millions de visiteurs annuellement, le tourisme est un autre contributeur majeur au PIB qui a généré plus de 6 milliards d’euros de revenus en 2017, souligne-t-il, notant que les indicateurs économiques pointent vers le haut pour 2018, avec une croissance estimée à 3 %.


OBG ajoute en outre que le lancement de plusieurs écosystèmes industriels et de zones économiques spéciales (ZES) a permis de diversifier et régionaliser les investissements et d’accroître les IDE pour la première fois en deux ans.


Les réformes entreprises au Maroc devraient stimuler l’industrie manufacturière, renforcer les liquidités du pays et assurer son succès économique à long terme, explique le rédacteur en chef d’OBG, Oliver Cornock qui pense que certains défis restent à relever (… ) notamment l’accès au financement et la consolidation des chaines d’approvisionnement locales, pour que le Royaume puisse poursuivre son développement social et sa croissance économique.


Un satisfecit du chef du gouvernement… 

Le rapport « Maroc 2018 » contient un entretien avec le Chef du gouvernement, Saâdeddine El Othmani, ainsi que des entrevues avec notamment le ministre de l’Économie et des finances, Mohamed Boussaid, le gouverneur de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri et le président de la Communauté économique de l’Afrique de l’Ouest (CEDAO), Marcel de Souza. Dans ce rapport, El Otmani assure que « le chemin vers la prospérité est bien tracé pour les prochaines années et que les priorités économiques et fiscales sont bien définies, relevant que de 2018 à 2021, le gouvernement vise à atteindre une croissance économique soutenue de 5 %, ramener le taux de chômage à moins de 8,5 % et maintenir la stabilité macroéconomique, y compris un déficit budgétaire de 3 % ou moins du PIB et un ratio dette – PIB inférieur à 60 % ».


El Otmani souligne à cet égard que ces objectifs ont été reflétés dans la loi de finances pour 2018 à travers quatre grandes priorités, à savoir le soutien aux secteurs sociaux, les incitatifs à l’investissement privé, la détermination à faire progresser la régionalisation ainsi que la réforme de l’administration publique.


Le rapport consacre un chapitre spécial à la ville de Tanger et sa région qui connaissent un nouvel essor avec le lancement du plan de développement économique visant à tirer profit de son emplacement stratégique à l’entrée du détroit de Gibraltar et aux portes d’Europe.


Centre de l’industrie automobile marocaine, les installations portuaires de Tanger-Med en font une plaque tournante unique entre l’Afrique et l’Europe, indique le directeur éditorial d’OBG pour l’Afrique du Nord, Jaime Pérez-Seoane, notant que Maroc s’est positionné grâce à ses réformes comme étant une plaque tournante en matière logistique tout en affirmant, année après année, sa force en tant qu’acteur financier. Dans ce rapport, OBG « jette la lumière sur les industries florissantes de l’économie marocaine particulièrement l’automobile l’aéronautique, le textile, les phosphates et l’agro-industrie », relève l’agence officielle MAP.