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21.04.2018 à 01 H 53 • Mis à jour le 21.04.2018 à 01 H 55
Par
Diplomatie

Mésentente entre le Maroc et les Pays-Bas sur les événements du Rif et sur le cas Chaou

Le ministre des Affaires étrangères et de la coopération, Nasser Bourita, MAP
En visite de travail à Rabat, le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Stef Blok a évoqué avec ses interlocuteurs marocains nombre de dossiers dont ceux relatifs aux conséquences judiciaires du Hirak rifain et au cas de Saïd Chaou dont le Maroc réclame l’extradition. Lors d’un point de presse, Nasser Bourita a répliqué sèchement à une remarque de son homologue en défense de la position du royaume

Les discussions entre Stef Blok, ministre néerlandais des Affaires étrangères en visite de travail à Rabat les 19 et 20 avril avec son homologue Nasser Bourita, le ministre de l’Intérieur Abdelouafi Laftit, avec le ministre de la Justice, Mohamed Aujjar, et le chef du gouvernement, Saâdeddine El Otmani ont souligné les divergences entre le Maroc et les Pays-Bas sur certains dossiers partagés, malgré une coopération accrue dans les domaines de la lutte contre le crime organisé, le terrorisme ou sur le volet économique, l’agriculture et la pêche en particulier. Sur la question du Sahara, alors que le royaume batave avait émis des commentaires sur les arrêts de la Cour de Justice européenne, le sujet n’a pas été abordé publiquement entre les deux parties.



Cependant, en réponse à une remarque du ministre néerlandais concernant la liberté d’expression et le respect des procédures judiciaires, faisant spécifiquement cas des événements d’Al Hoceima et par extension du Rif, région à forte immigration marocaine en Hollande, et des procès en cours, Bourita a fait observer que cette affaire est « maroco-marocaine » et que « le Maroc n’a pas de leçons à recevoir ni de discussions à avoir à ce sujet », faisant valoir « des structures, des lois et des institutions lui permettant de garantir à tous ses citoyens la liberté d’expression et de manifestation ».


Stef Blok, ministre néerlandais des Affaires étrangères. AD


Le ministre a jouté à propos de la position du royaume sur le Rif, « n’est pas une question diplomatique » : « il s’agit d’une affaire interne qui ne peut en aucun cas faire l’objet de discussion, ni d’interaction avec des pays étrangers », a-t-il déclaré lors d’un point de presse tenu vendredi 20 avril à Rabat.


Sur le cas Saïd Chaou, ancien député du PAM et fondateur du Mouvement du 18 septembre pour l’indépendance du Rif (M18S), que le Maroc entend juger dans le cadre de l’affaire Najib Zaimi, Bourita a répliqué à Blok que « le Maroc a toujours respecté ses obligations en matière de demandes d’extradition de la partie néerlandaise, et s’attend que la même réactivité soit également observée du côté des Pays-Bas », rappelant « qu’il y a des accords d’extradition qui ont été signés récemment dont il est important d’assurer une application équilibrée ».


« Nous sommes encouragés par l’action et le suivi assuré par M. le ministre et par les responsables et les départements concernés aux Pays-Bas », a fait savoir Bourita, signalant avoir « noté avec appréciation qu’il y a eu un recours qui a été introduit contre la décision du juge récemment au sujet de l’extradition de M. Chaou ».