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07.06.2018 à 15 H 28 • Mis à jour le 07.06.2018 à 15 H 28
Par et
Europe

Espagne: Pedro Sanchez nomme un gouvernement à majorité féminine

Le socialiste Pedro Sanchez après sa victoire entouré de ses partisans. PIERRE PHILIPPE MARCOU / GETTY IMAGES
Après avoir renversé le quatrième gouvernement Rajoy de la XIIème législature espagnole à la suite d’une motion de défiance, le socialiste Pedro Sánchez a dévoilé mercredi les membres de son cabinet. Pour la première fois depuis 1979, l’exécutif compte plus de femmes que d’hommes – 11 contre 8 – alors que les précédents cabinets peinaient à se féminiser

Le nouveau chef du gouvernement espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, a présenté son gouvernement mercredi, gouvernement minoritaire qui comprend une majorité de femmes nommées à des postes importants.


Pedro Sanchez, dont le Parti socialiste (PSOE) ne détient que 84 des 350 sièges du Congrès des députés, la chambre basse du Parlement, a été propulsé à la tête du gouvernement vendredi après avoir réussi à réunir une majorité de députés d’horizons divers pour voter une motion de censure contre le gouvernement de droite de Mariano Rajoy, emporté par une affaire de corruption.


Pour ce gouvernement inédit à majorité féminine, Pedro Sanchez a nommé 11 femmes, dont une à la vice-présidence du gouvernement, et six hommes, pour la plupart socialistes, avec des profils plutôt techniques. Seuls les premiers gouvernements formés par Rodriguez Zapatero des VIII et IXèmes législatures avaient permis d’atteindre la parité jusqu’à présent.


« Tous sont hautement qualifiés et apportent une vocation de service public. Ils reflètent le meilleur de l’Espagne », a déclaré Pedro Sanchez à la presse.


Infographie: Le gouvernement espagnol se féminise | Statista Statista


Le nouveau gouvernement « est paritaire, intergénérationnel, ouvert sur le monde mais ancré dans l’Union européenne », a-t-il ajouté. Ce gouvernement féminin et pro-européen doit maintenant faire ses preuves en gouvernant avec l’appui de moins d’un quart du Parlement espagnol.


Il n’a toutefois pas fait entrer au gouvernement de représentants de la gauche radicale de Podemos, qui, avec ses 67 députés, a pourtant apporté un soutien de poids au vote de la censure vendredi.


Propositions consensuelles

Parmi les femmes distinguées, figurent la vice-présidente du gouvernement Carmen Calvo, personnalité socialiste de renom, la ministre de l’Economie Nadia Calvino, actuellement directrice générale du budget de l’UE à la Commission européenne et la ministre de la Justice, Dolores Delgado, procureure chargée des affaires de terrorisme.


Le Parlement étant fragmenté, Pedro Sanchez n’aura pas la tâche facile pour faire voter ses réformes politiques. Mais des victoires rapides sur des propositions consensuelles et populaires pourraient lui permettre de rester au pouvoir ou de remporter des élections anticipées si le gouvernement ne parvenait pas à se maintenir jusqu’à la fin de son mandat, prévue en 2020.


L’un des dossiers les plus difficiles et les plus importants portera sur la reconstruction d’une relation de confiance avec la Catalogne sécessionniste, directement administrée de Madrid après le référendum controversé sur l’indépendance organisé à l’automne dernier et tenu pour illégal par le gouvernement central.


Tout en restant ferme sur l’unité espagnole, inscrite dans la Constitution, Pedro Sanchez devra ouvrir des canaux de communication pour rétablir les relations avec le nouveau gouvernement catalan, farouchement indépendantiste.


Deux Catalans font d’ailleurs partie du gouvernement Sanchez, dont l’ex-président du Parlement européen, Josep Borrell, nommé aux Affaires étrangères. Ce dernier choix n’a pas plu aux sécessionnistes.