Newsroom
Le meilleur de l’actualité au fil des événements

Connectez-vous

Mot de passe oublié ?

Abonnez-vous !

Découvrez l'offre de lancement du Desk

60 DH
1 mois
Découvrir les offres
28.07.2018 à 14 H 04 • Mis à jour le 28.07.2018 à 14 H 04
Par
Immigration

Le Maroc réclame 60 M€ à l’Espagne pour contenir les migrants

Des migrants sub-sahariens encadrés par les forces de la Gendarmerie royale. ABDELHAK SENNA/AFP
Le gouvernement de Pedro Sánchez a contacté le Maroc pour savoir ce dont il a besoin pour contenir la vague migratoire de migrants marocains et subsahariens dont la recrudescence inquiète Madrid. Le ministère de l'Intérieur n'a pas hésité à répondre à l'Espagne qui a transmis les doléances de Rabat à Bruxelles dans l’espoir d’un soutien financier

« Le gouvernement espagnol a demandé au Maroc ce dont il a besoin pour contenir la migration irrégulière », selon le journaliste Ignacio Cembrero qui s’exprimait sur les ondes de La Sexta.


« Le Maroc a répondu en demandant des moyens d’une valeur de 60 millions d’euros, y compris des hélicoptères, pour contenir l’immigration irrégulière. L’Espagne a déjà transmis cette liste de doléances à Bruxelles, en espérant que l’UE prendra en charge les dépenses », a révélé Cembrero lors de son intervention télévisée.


Algésiras, nouveau Lampedusa

Le Maroc a élaboré une longue liste de besoins et ressources, notamment des véhicules, des hélicoptères, des équipements anti-émeutes et des radars, d’une valeur de 60 millions d’euros pour contenir la migration irrégulière.


La ministre espagnole Grande-Marlaska a déjà transmis la liste à Bruxelles, « avec l’espoir que l’UE soit prête à payer la facture », selon Cembrero.


Les autorités marocaines insistent sur le fait qu’elles font tout leur possible pour faire face à la vague migratoire exceptionnelle illustrée dernièrement par le violent assaut massif de la clôture de Ceuta par quelque 800 migrants qui ont tenté de traverser la frontière usant de jets d’excréments et de la chaux vive, et même des cocktails Molotov.


José Ignacio Landaluce, maire d’Algésiras, a d’ailleurs affirmé que sa ville est « en train de devenir le nouveau Lampedusa », faisant référence à l’île italienne proche des côtes tunisiennes et libyennes devenue symbole du désastre humanitaire en Méditerranée.


Les services de secours de l’Andalousie sont débordés par l’arrivée des migrants. « Algeciras a besoin du même engagement qu’ailleurs en Europe », a affirmé le sénateur du Parti populaire et maire d’Algésiras, cité par La Sexta, qui demande plus de ressources pour faire face à la crise migratoire.