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11.08.2018 à 16 H 52 • Mis à jour le 11.08.2018 à 16 H 54
Par
Maroc-Espagne

Le Maroc impose le blocus terrestre de Melilla

Port of Melilla. MIGUEL GONZALEZ NOVO
Le Maroc a fermé unilatéralement et définitivement la douane de l’enclave espagnole de Melilla. La fermeture de cette douane, ouverte dans les années 50 à la demande de Rabat, place la ville autonome au bord de la suffocation, rapporte « El Confidencial ». Le gouvernement espagnol n'a pas protesté publiquement contre la mesure

Entre le 31 juillet et le 1er août, Rabat a fermé la frontière commerciale qui sépare le Maroc de l’enclave espagnole de Melilla « sans consulter les autorités espagnoles, qu’il a mises devant le fait accompli », rapporte El Confidencial. Cette frontière date des premiers temps de l’indépendance du Maroc en 1956. Elle avait été installée à la demande des autorités marocaines.


« La mesure soulève une grande préoccupation dans la ville autonome, qui craint d’être étranglée financièrement, sans aucune protestation publique par le gouvernement espagnol », ajoute la même source qui évoque, citant des experts, une « mesure de pression » du Maroc envers le nouveau gouvernement socialiste de Pedro Sanchez qui a d’ores et déjà été interpellé par Margarita Lopez Almendáriz, présidente de la Confédération des employeurs de Melilla. Celle-ci a écrit au président Sanchez pour lui demander son aide s’agissant, selon elle, d’« une affaire d’Etat impliquant l’Union européenne ».


Le journal espagnol publie à l’appui de ses dires une circulaire diffusée dans ce sens à la mi-juillet par l’Administration des douanes marocaines placardée en trois langues au poste-frontière de Beni Ansar.


Version française de la circulaire des Douanes affichée dès la mi-juillet. EC


Les camions espagnols bloqués à la frontière

S’il n’est pas annoncé explicitement la fermeture de dédouanement à la frontière, le document officiel indique clairement que « seules les marchandises commerciales débarquant au port [Beni Ansar] sont soumises au dédouanement à l’importation », commente El Confidencial. Aucun routage par voie terrestre n’est donc plus autorisé.


Des poids lourds espagnols bloqués à la frontière commerciale de Melilla. EL CONFIDENCIAL


Le directeur des douanes et le président de la région de l’Oriental, l’homme d’affaires Abdenbi Bioui, ont offert aux opérateurs une réduction de 30 % des tarifs douaniers en vigueur si les marchandises étaient déchargées au port de Beni Ansar, situé entre Melilla et Nador.


« La décision de Rabat tente de renforcer ce port –  le premier porte-conteneurs y a accosté le 6 août –  mais sa signification politique est indéniable », estime El Confidencial.


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