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29.10.2018 à 18 H 02 • Mis à jour le 29.10.2018 à 18 H 02
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Les enseignants contractuels battent le pavé à Casablanca

Les contractuels de l’Education nationale dans le centre-ville de Casablanca le 29 octobre 2018. LOUIS WITTER / LE DESK
Ils étaient plusieurs milliers d’enseignants à marcher aujourd’hui à Casablanca pour dénoncer leur précarité et la privatisation de l’enseignement public. Une manifestation qui a rassemblé plusieurs fédérations de professeurs. Reportage en images

Sur l’avenue Zerktouni, aux pieds des Twins Towers, des dizaines de personnes en blouse blanche s’assoient afin d’écouter les propos qui sortent du mégaphone. Pour Hamid et Noureddine, la principale revendication est l’intégration à la fonction publique des professeurs sous contrat.



Depuis maintenant plus de deux ans, beaucoup ne sont que des contractuels de l’Education nationale, sans réelle stabilité. « Du jour au lendemain, un directeur d’académie peut décider de nous envoyer dans une école à l’autre bout du pays, sans même nous demander notre avis » commente Hamid au milieu de la grande avenue encadrée par les Forces auxiliaires. C’est la troisième manifestation de ce type à laquelle il participe, pour défendre ses droits.



Les protestations d’enseignants se multiplient ces derniers temps pour demander une action plus concrète du gouvernement en faveur de l’éducation.



Ce dernier, qui avait appelé à la rescousse en 2016 des diplômés pour pallier au manque de professeurs, n’avait pourtant pas pensé à pérenniser leur statut.



Aujourd’hui, ces professeurs qui doivent en parallèle de leurs cours continuer leurs formations dénoncent un abandon du gouvernement et le silence face à leurs revendications.



Du 28 au 29 août dernier, des dizaines d’enseignants contractuels avaient passé la nuit dehors à Rabat pour protester contre leur non-intégration à la fonction publique.



Le bras de fer continue donc entre ces professeurs et leur ministère de tutelle et si aucune date de prochaine mobilisation n’est encore connue, un mouvement de grève ainsi qu’une marche future ne sont pas à exclure.