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21.11.2018 à 22 H 47 • Mis à jour le 21.11.2018 à 22 H 55
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Internet

Sur pression d’Israël, Airbnb pourrait exclure le Sahara Occidental

Un lieu de villégiature à Dakhla. DR
La célèbre plate-forme de location californienne s’était engagée dans un communiqué, publié le 19 novembre, à ne plus proposer de logements sis dans les colonies israéliennes, soit environ 200 annonces. Elle devrait selon un de ses responsables appliquer la même règle au territoire du Sahara Occidental contesté au Maroc par le Front Polisario avec l’appui de l’Algérie

Un responsable d’Airbnb a annoncé mercredi à Times of Israel qu’il était en train de déterminer s’il fallait retirer de son site les annonces émises pour le territoire du Sahara occidental, deux jours après que le géant des locations d’appartements de vacances a annoncé qu’il allait retirer de son site les logements situés dans les implantations israéliennes en Cisjordanie.


La célèbre plate-forme de location avait choisi d’anticiper la publication d’un rapport de l’ONG Human Rights Watch (HRW) et s’était engagée dans un communiqué, publié le 19 novembre, à ne plus proposer de logements sis dans les colonies israéliennes, soit environ 200 annonces.


« Dans le communiqué que nous avons publié lundi, nous avons indiqué que nous avons développé un cadre pour évaluer comment nous devrions traiter les annonces dans les territoires occupés à travers le monde. Le Sahara Occidental fait partie des endroits où nous allons utiliser ce cadre », a déclaré le responsable, selon la même source, laissant donc entendre que l’entreprise californienne pourrait faire le parallèle entre la situation vécue dans les territoires palestiniens occupés par Israël et le cas du Sahara Occidental dont la souveraineté marocaine est contestée par le Front Polisario avec l’appui de l’Algérie.


Des responsables israéliens, dont le ministre du Tourisme Yariv Levin et le ministre des Affaires stratégiques Gilad Erdan, avaient qualifié de « raciste » et « antisémite » la décision initiale d’Airbnb, arguant qu’elle appliquait une norme différente à l’Etat juif qu’à d’autres territoires contestés dans le monde. C’est donc suite à cette levée de boucliers en Israël qu’Airbnb a cédé sur le cas du Sahara Occidental.


Sur Twitter, Michael Oren (parti Koulanou), ancien ambassadeur aux Etats-Unis devenu vice-ministre pour la diplomatie, s’est aussi insurgé contre cette décision, en appelant à un boycott. « Airbnb place sur liste noire des appartements juifs en Judée et Samarie – pas des appartements palestiniens, pas des appartements à Chypre occupés par la Turquie, au Sahara occupé par le Maroc, pas au Tibet ni en Crimée. La politique de Airbnb est la définition même de l’antisémitisme. Personne ne devrait employer ses services. »



Le service qui prend de l’ampleur au Maroc est favorisé par une excellente cote de satisfaction. Cette année, le royaume s’est classé une fois encore, parmi les destinations favorites des utilisateurs d’Airbnb, notamment pour les expériences touristiques attirant de plus en plus les voyageurs, d’après son dernier rapport publié le 12 septembre en marge de son premier sommet sur le voyage en Afrique (Africa Travel Summit) organisé à la mi- septembre à Cape Town, en Afrique du Sud.


Le retrait éventuel du Sahara Occidental pourrait pénaliser en premier lieu la cité lagunaire de Dakhla qui a développé ces dernières années un tourisme balnéaire et sportif (kite-surf) de choix très prisé par les usagers d’Airbnb. A ce jour, 24 locations sont disponibles dans la région.