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27.11.2018 à 23 H 56 • Mis à jour le 27.11.2018 à 23 H 59
Par
Diplomatie

Sahara: les délégations constituées pour le test de Genève

Horst Köhler, envoyé personnel du SG de l’ONU, architecte de la rencontre de Genève. HK
Depuis l’échec des rounds de Manhasset clôturés en 2012, le Maroc et ses adversaires du Polisario épaulés par l’Algérie s’étaient tournés le dos. Sous la pression internationale, la table ronde de Genève, prévue début décembre à l’initiative de Horst Köhler, faire figure de test. Les pourparlers pourront-ils déboucher sur des négociations concrètes ?

La composition des délégations devant assister à la table ronde de Genève à l’invitation de Horst Köhler, envoyé personnel du secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres a été dévoilée par Jeune Afrique et le site pro-Polisario Futuro Sahara, selon les termes de la lettre d’invitation adressée aux quatre parties, Maroc, Polisario, Algérie et Mauritanie, définissant le format et l’ordre du jour de la rencontre.


Côté marocain, outre le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita, et le patron du Renseignement extérieur (DGED), Mohamed Yassine Mansouri, Hamdi Ould Errachid, président de la région Laâyoune-Sakia El Hamra, et Ynja El Khattat, celui de la région Dakhla-Oued Eddahab, sont annoncés. Le premier a été membre du CORCAS jusqu’en 2010, tandis que le second, s’active ces jours-ci auprès du Parlement européen dans le cadre du renouvellement des Accords agricole et de pêche avec l’UE. Le Maroc devrait encore ajouter à sa liste de participants une femme selon la volonté exprimée par Guterres. Selon des sources diplomatiques, le nom de Fatna Saida, vice présidente du Conseil de la région de Laâyoune-Sakia El Hamra est évoqué. Celle-ci a participé ce mardi à une rencontre au Parlement européen pour faire état de « la contribution des femmes à la dynamique de développement enclenchée dans les provinces du Sud, faisant observer que plusieurs femmes ont réussi à intégrer les conseils élus et à participer à la gestion de la chose locale  », a rapporté la MAP.


Le Front Polisario sera représenté quant à lui par Khatri Addouh, en tant que négociateur attitré du Polisario représentant l’instance élective du mouvement, M’Hammed Khaddad, membre du secrétariat national du Front et coordonnateur avec la MINURSO et Fatma El Mehdi, membre du secrétariat national du Front et présidente de l’Union nationale de la femme sahraouie. Selon Futuro Sahara, Sidi Mohamed Omar, représentant du Polisario à l’ONU et Mohamed Ali Zerouali, conseiller auprès de Brahim Ghali, chef du Front, complètent la délégation.


L’Algérie sera représentée par son chef de la diplomatie, Abdelkader Messahel, flanqué de son conseiller politique Abdellah Baali et de l’ambassadeur à l’ONU, Sabri Boukaddoum. Enfin, la Mauritanie ne sera pas représentée que par son ministre des Affaires étrangères, Ismaïl Ould Cheikh Ahmed.


Au-delà de ce format inédit pour une réunion préparatoire à la reprise éventuelle d’un processus de négociations directes interrompu depuis 2012 avec l’échec des rounds de Manhasset, demeure la question de fond sur ce qui pourrait émerger de l’après-Genève, tant les positions exprimées à l’ONU par le Maroc (qui reste arc-bouté sur sa proposition d’autonomie sous souveraineté marocaine défendue depuis 2007) et par le Polisario (qui réclame toujours une voie de règlement référendaire au nom du principe d’autodétermination), sont irréconciliables.


Horst Köhler réussira-t-il à faire converger les points de vue sur un hypothétique cadre de discussions alors que même au niveau du Conseil de sécurité, le consensus est loin d’avoir été atteint ?