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10.12.2018 à 23 H 53 • Mis à jour le 10.12.2018 à 23 H 55
Par et
Pacte de Marrakech

Rabat abritera le siège de l’Observatoire africain des migrations

Des migrants sub-sahariens au Maroc. SEIF KOUSMATE / LE DESK
L'accord a été paraphé par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita et le Président de la Commission de l'union africaine (UA), Moussa Faki. L'Observatoire qui sera basé à Rabat aura pour mission de collecter les informations et de développer leur échange ainsi que de faciliter la coordination entre les pays africains sur la question migratoire

Le Maroc et l’Union africaine ont signé, lundi à Marrakech à l’occasion de la conférence intergouvernementale sur la migration, l’accord de siège de l’Observatoire africain des migrations, une proposition du Roi Mohammed VI en qualité de leader de l’UA sur la question de la migration, entérinée par les chefs d’Etats africains.


L’accord a été paraphé par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Nasser Bourita et le Président de la Commission de l’union africaine (UA), Moussa Faki, qui prend part à la Conférence de Marrakech (10 –  11 décembre), qui a été marquée par l’adoption du Pacte mondiale pour des migrations sures, ordonnées et régulières.


L’Observatoire africain des migrations, qui sera basé à Rabat et dont le travail est fondé sur le triptyque « comprendre, anticiper et agir », aura pour mission de collecter les informations et de développer leur échange ainsi que de faciliter la coordination entre les pays africains sur la question migratoire.


Dans une déclaration à la presse, Faki a souligné que cet Observatoire est un outil important pour faire des analyses sur le phénomène de la migration et avoir des statistiques fiables proprement africaines. « Il est temps que les africains gèrent par eux même cette question (migratoire) », a dit Faki, faisant état de la forte adhésion de l’Afrique au Pacte mondial sur les migrations, qui comprend « de dispositions importantes pour protéger les migrants ».


La migration se trouve aujourd’hui au cœur de l’Agenda mondial et africain, a-t-il relevé, notant que l’adoption de ce Pacte mondial sur la migration à Marrakech est la meilleure illustration.


80 % du flux migratoire se passe à l’intérieur du Continent

« L’essentiel de la migration est intra-africaine. 80 % du flux migratoire se passe à l’intérieur du Continent », a fait remarquer Faki, estimant que « la jeunesse africaine n’a pas vocation a quitté l’Afrique, c’est elle qui doit construire ce continent ». « Tous les Etats africains sont appelés à créer les conditions pour l’épanouissement de leur jeunesse à l’intérieur de l’Afrique », a-t-il dit.


Les chiffres-clés de la migration intra-africaine


De son côté, Bourita a rappelé que le Roi avait proposé la mise en place d’un Observatoire africain des migrations, une idée qui a été entérinée par la suite par les Chefs d’Etats africains en juillet à Nouakchott lors du 31e Sommet de l’UA, avant d’être insérée dans le Pacte de Marrakech.


Le premier objectif de ce pacte est une meilleure connaissance du phénomène migratoire pour pouvoir le gérer, a-t-il indiqué, notant que la meilleure connaissance se fait par l’Observation du phénomène, la collecte des statistiques et la compréhension des motivations et des profils des migrants.


L’Afrique est l’objet d’études alors qu’elle ne produit rien, ce continent doit élaborer sa propre histoire sur la migration, développer ses propres statistiques et être en mesure de développer ses arguments, a-t-il affirmé.


L’Observatoire se veut le début de la mise en œuvre du Pacte mondial sur les migrations, qui souligne qu’une meilleure connaissance de ce phénomène permettra une meilleure gestion, a noté Bourita.