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10.02.2019 à 23 H 16 • Mis à jour le 10.02.2019 à 23 H 16
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Télévision

Lamjarred, «star et violeur ?», un reportage inédit diffusé sur TF1

Extrait de l’émission Sept à Huit diffusée le 10 février sur TF1. Capture écran
Diffusé ce dimanche soir à une heure de grande écoute sur la première chaîne de télévision française, un reportage de près de 20 minutes du magazine Sept à Huit, revient sur l’affaire de Saâd Lamjarred. Au menu, un résumé de ses démêlées judiciaires, mais aussi, fait inédit, les témoignages de deux victimes supposées du chanteur de pop marocain

Libéré sous contrôle judicaire depuis début décembre dernier, par la cour d’appel d’Aix-en-Provence, le chanteur a fait l’objet d’un reportage du magazine télévisé français Sept à Huit d’Harry Roselmack diffusé sur TF1. En sus de revenir sur les péripéties de l’affaire, il interviewe divers protagonistes des différentes accusations dont est l’objet Saâd Lamjarred.


Parmi les révélations de l’émission, le témoignage de deux victimes supposées du chanteur. Une Marocaine raconte son viol au domicile privé de Saâd Lamjarred. A visage couvert, la jeune femme, à qui l’émission a décidé de donner le prénom de Sara, revient sur les faits qui se seraient déroulés à Casablanca. « Je l’ai rencontré en soirée en avril 2015, avant de me retrouver seul avec lui dans sa garçonnière », pour préciser qu’elle a ensuite été violée à trois reprises. Au micro des journalistes français, elle décrit un homme changeant subitement de caractère, virant de la violence à la douceur. Une description similaire faite par Laura Prioul, l’autre supposée victime parisienne de Lamjarred.


La police de Casablanca refuse d’enregistrer la plainte

La jeune marocaine poursuit en racontant la suite de la soirée : « Je suis allée au commissariat avec des bleus partout sur le visage et un peu de sang qui sortait de ma bouche. Première chose qu’on me dit (question posée par les policiers  ndlr) : ah bon c’est la star ? La star vous a fait ça ? », question à laquelle celle-ci répond par l’affirmative : « J’ai dit oui, voilà j’aimerais porter plainte et je ne sais pas comment faire. On me dit : bon alors, première des choses, étiez-vous vierge au moment des faits ? ». Ce à quoi la victime répond par : « Là n’est pas la question monsieur, je suis en train de vous raconter ce qui s’est passé, regardez mon visage ». La jeune femme soutient que les policiers ont refusé d’enregistrer sa plainte. Refus également des avocats qu’elle contacte et qui déclinent de la défendre. Idem pour ce gynécologue qui ne souhaite pas l’ausculter.



Un autre cas est également rapporté par l’émission française. Cette fois-ci, il s’agit d’une jeune franco-marocaine qui avait déposé plainte à Paris avant de se rétracter. Refusant de témoigner face caméra, elle le fera dans une longue lettre envoyée aux reporters de Sept à Huit. « Elle nous dit avoir été violée par le chanteur », précise le voix-off de l’émission, pour la citer : « J’ai appelé mes parents au Maroc pour raconter ce qui s’est passé et après un court silence, je ne sais plus lequel des deux m’a dit : retire ta plainte », « On ne pourra pas supporter le scandale », avancent ses parents.


Des tentatives d’acheter le silence des victimes

Autre révélation de l’émission, des tentatives d’acheter le silence des victimes. Cela aurait été le cas avec Laura Prioul mais aussi de la saisonnière de Saint-Tropez, dernière victime supposée en date du chanteur et qui a également porté plainte.


Selon Sept à Huit, l’entourage de Lamjarred aurait tenté d’étouffer les affaires pour le protéger. Pour cela, des sommes d’argent conséquentes auraient été proposées. « On m’a dit que des Saoudiens sont venus en France pour libérer Saâd Lamjarred », raconte Laura Prioul, mentionnant qu’on lui aurait proposé 500 000 euros puis 1 million d’euros « pour laisser Saâd tranquille ». Même chose pour la saisonnière de Saint Tropez à qui on aurait proposé 200 000 euros pour qu’elle retire sa plainte.


Interrogé par les journalistes français, l’avocat du chanteur Jean-Marc Fédida reconnaît l’existence de cette tentative, mais nie que son client en serait l’auteur. « Ca ne le sert pas, ça le dessert », explique-t-il aux journalistes français.


Autant d’interventions du « clan de Saâd Lamjarred », selon le reportage. Un clan qui aurait par ailleurs souhaité organiser un concert de solidarité, dès l’arrestation du chanteur à Paris au déclenchement de l’affaire Prioul, révèle Sept à Huit.