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24.03.2019 à 19 H 32 • Mis à jour le 24.03.2019 à 19 H 32
Par
Sahara

Genève II: l’autodétermination en question entre le Maroc et le Polisario

Point de presse de Horst Köhler, envoyé spécial de l’ONU après Genève II. UN
Pour la première fois, un communiqué de l’envoyé onusien Horst Köhler mentionne le mot « autodétermination ». Pour le Maroc, autodétermination ne signifie nécessairement pas référendum, ni indépendance pour le Sahara Occidental

Le second round de négociations entre le Front Polisario, le Maroc, l’Algérie et la Mauritanie s’est tenu ce jeudi à Genève, sous l’égide de l’ONU. L’envoyé spécial Horst Köhler s’est dit satisfait des avancées. « Les délégations se sont engagées courtoisement, ouvertement et dans une atmosphère de respect mutuel », fait savoir l’ancien président allemand. Celui-ci, dans son communiqué publié à l’issue des deux jours, parle « d’une solution politique, acceptable pour les deux parties, réaliste, praticable, durable, basée sur un compromis juste, durable et qui permettra à la population du Sahara de disposer de son autodétermination ».


« Compromis et réalisme »

Néanmoins, Köhler insiste sur les divergences qui persistent entre les deux principales parties, le Maroc et le Front Polisario. Quant à la question de l’autodétermination, elle n’a pas encore été suffisamment clarifiée par l’envoyé onusien, celui-ci cherchant le « compromis et le réalisme », tout en rappelant l’autodétermination du peuple du Sahara occidental, selon la résolution du 31 octobre du Conseil de sécurité.


Pour sa part, la partie marocaine a relevé que la rencontre constitue une étape importante dans le processus. Celle-ci devrait, selon Nasser Bourita s’exprimant en une conférence de presse à l’issue des deux jours, « consacrer le format de la réunion avec la participation de l’ensemble des parties concernées, le Maroc, l’Algérie, la Mauritanie et le groupe du Polisario ».



Pour le ministre des Affaires étrangères, la question de l’autodétermination est « un principe que le Maroc considère, aussi bien sur le plan juridique que des pratiques internationales en la matière, ou encore de la conviction constante du Royaume, ne signifie en aucun cas l’indépendance ou le référendum ». Pour préciser que « le Maroc n’accepte aucune solution basée sur le référendum ni de solution dont l’une des options serait l’indépendance, affirmant que cette position n’est pas seulement celle du Maroc, mais correspond aux exigences du Conseil de sécurité », a-t-il conclu. Pour un membre de la délégation marocaine, cité par Jeune Afrique, « il faut désacraliser l’autodétermination, qui ne peut pas passer que par des négociations pour une autonomie avancée ».


Pour sa part, Khatri Eddouh le chef de la délégation du Polisario a expliqué, le vendredi à Genève, « qu’il ne peut y avoir de solution durable au confit du Sahara occidental sans l’accord du peuple sahraoui ». Pour lui, « la seule solution pratique, réaliste et durable est celle qui assure au peuple sahraoui son droit à l’autodétermination en toute liberté et sans conditions préalables », a-t-il précisé. Revenant sur les propos de Nasser Bourita, concernant l’autodétermination sans référendum, Khatri Eddouh a répliqué en insistant « sur le fait que le principe de l’autodétermination du peuple du Sahara occidental ne peut être appliqué sous cette occupation ».


Un troisième round des négociations devrait se tenir, toujours à Genève, selon le même format. La date n’a pour le moment pas encore été communiquée.