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03.06.2019 à 18 H 38 • Mis à jour le 03.06.2019 à 18 H 38
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Politique

Crise au PAM: les refuzniks de Benchamach recourent à la justice pour le contrer

Hakim Benchamach, SG du PAM à Fès dimanche 2 juin 2019. PAM/Facebook
La crise s’accentue au sein de la formation du Tracteur. Suite à la purge entamée depuis quelques mois au sein des instances du Parti authenticité et modernité (PAM), le groupe opposant de « l’Appel à l’avenir » a rendu publique lors d’une conférence de presse à Rabat sa décision de saisir les tribunaux pour faire barrage au secrétaire général du parti.

Un dimanche de la scission pour le PAM. Lors d’une conférence de presse tenue dans un hôtel de Fès en marge d’une réunion du bureau fédéral, le secrétaire général, Hakim Benchamach a justifié sa décision d’évincer Aziz Benazouz, président du groupe parlementaire à la Chambre des conseillers, certains membres du bureau, et de démettre de leurs fonctions neuf cadors du parti sur douze, dont Ahmed Akhchichine, secrétaire général adjoint. Une décision qu’il a légitimé par un article des statuts qui lui permet, selon lui, d’agir dans l’intérêt de sa formation politique. Benchamach assure qu’il a eu l’assentiment de certains cadres qui lui demeurent acquis.


33 membres du Bureau fédéral avaient annoncé leur refus de cette réunion d’autant que son président, Mohamed Hammouti, avait lui aussi fait les frais de cette purge.


Ce collectif a même adressé une lettre au secrétaire général, critiquant son caractère « oral et sans ordre du jour particulier » et ne respectant pas les délais prescrits par le règlement interne. Il accuse de ce fait Benchamach d’avoir adressé cette missive de « manière sélective » et de « mauvaise foi ».


Le groupe avait alors annoncé que les résolutions adoptées « seront nulles et non avenues, aussi bien pour les institutions organiques, que pour les militants du parti ».



En face de Benchamch, une seconde rencontre avec les médias était tenue à Rabat par les refuzniks du PAM, à leur tête l’avocat Abdellatif Ouahbi, soutenu par Akhchichine pour annoncer la tenue d’un second conclave du comité préparatoire du 4e Congrès du parti pour le 15 juin à Agadir et dont le contrôle est sujet à des batailles intestines depuis plusieurs semaines.


Ilyas El Omari, président de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima, a lui aussi été vivement critiqué par Abdellatif Ouahbi. Ce dernier l’a prévenu de ne plus s’immiscer dans les affaires internes du PAM


« Ilyas El Omari tire les ficelles depuis Tanger, nous l’appelons vivement à rester neutre et à ne plus franchir la limite du raisonnable, (…) ou bien je vais dévoiler beaucoup de choses », a-t-il déclaré sur le ton de la menace. « S’il recherche un rôle central dans le parti, El Omari devrait rejoindre le comité des anciens secrétaires généraux », a-t-il lancé, accusant l’ancien secrétaire général d’agir en coulisses en faveur de Benchamach.


Selon la presse, le groupe de signataires de « l’Appel à l’avenir », qui demandent la tenue d’un Conseil national du parti, tiennent à contester l’éviction des neuf secrétaires généraux régionaux et menacent ainsi de porter l’affaire devant les tribunaux de Rabat dès ce 3 juin. Le groupe compte aussi soumettre à nouveau à Fatima Zahra Mansouri, présidente du Conseil national du PAM, une demande d’organisation d’une session extraordinaire du conseil, voulue par 33 des 64 membres du Bureau fédéral…