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16.07.2019 à 23 H 22 • Mis à jour le 16.07.2019 à 23 H 22
Par
Camps de Tindouf

Accusés de trahison, des dissidents au Polisario risquent la perpétuité

(De gauche à droite) Fadel Mohamed Breica, Moulay Abba Bouzid, et Mahmoud Zeidan, arrêtés entre le 17 et le 19 juin 2019 dans les camps de réfugiés sahraouis près de Tindouf, en Algérie. © Privé
Pour avoir critiqué le Polisario, trois opposants sahraouis ont été arrêtés et font actuellement l’objet d’une « enquête », notamment pour des « actes de sédition ». Human Rights Watch demande leur libération à défaut de production d’éléments prouvant leurs supposées activités criminelles

Trois opposants sahraouis au Front Polisario sont actuellement en détention et poursuivis pour des faits de trahison, comme le rappelle une note publiée par Human Rights Watch (HRW). L’organisation précise que les accusés, Fadel Mohamed Breica, Moulay Abba Bouzid et Mahmoud Zeida ont été arrêtés les 17 et 19 juin 2019 dans les camps de réfugiés contrôlés par le Polisario près de Tindouf en Algérie.


Selon un communiqué publié le 20 juin par un tribunal du Polisario, les trois hommes font l’objet d’une enquête pour « calomnie, insultes et incitation à la rébellion ». « Les autorités sahraouies devraient établir de manière crédible que Bouzid, Breica et Zeida pourraient avoir commis des actes véritablement criminels, et pas seulement avoir critiqué pacifiquement le Front Polisario », affirme Lama Fakih, directrice adjointe de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « En l’absence de preuves d’activités criminelles, les trois hommes devraient être remis en liberté », précise-t-elle.


Dans un courrier électronique reçu par Human Rights Watch, Sidi Omar, le représentant du Front Polisario auprès des Nations Unies à New York indique « que les accusés sont toujours en détention préventive et font l’objet d’une enquête judiciaire (pour des accusations comprenant) trahison envers la nation, actes d’agression contre l’Etat sahraoui, sédition, vandalisme, diffamation et calomnie ». Ils risquent donc des peines de prison allant de cinq ans à la perpétuité.