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21.07.2019 à 12 H 28 • Mis à jour le 21.07.2019 à 14 H 40
Par
Education

Driss Azami démissionne de la tête du groupe parlementaire du PJD

Driss Azami, ex-chef du groupe parlementaire du PJD lors de sa déclaration de soutien au gouvernement El Otmani devant la Chambre des représentants le 24 avril 2017. PJD
Coup de théâtre au sein du PJD. Quelques jours après l'abstention des élus du parti lors du vote de la loi cadre concernant la réforme de l'éducation, le chef du groupe parlementaire, Driss Azami, vient de démissionner de ses fonctions. Une décision qui intervient quelques heures après un Live Facebook de son mentor, Abdelilah Benkirane…

Chef du groupe parlementaire du PJD au sein de la Première chambre, Driss Azami vient de présenter sa lettre de démission. Une décision qui intervient quelques heures après la publication d’un Live Facebook par Abdelilah Benkirane où il critique sévèrement l’abstention des élus PJD au sein de la commission parlementaire, concernant la loi-cadre 51.17 sur la réforme de l’éducation, et plus précisément les articles en rapport avec l’utilisation des langues étrangères pour l’enseignement des matières scientifiques et techniques.


Dans sa vidéo, l’ancien chef du gouvernement précise la position de plusieurs caciques du parti : « Nous sommes d’accord avec la loi-cadre parce qu’il y a plusieurs points positifs, mais nous ne sommes définitivement pas d’accord avec le changement de la langue arabe, pour ce qui est de l’enseignement des matières scientifiques, avec la langue française », poursuivant que la question « a un lien direct avec l’identité marocaine », précise-t-il.


La décision de laisser passer ces dispositions est qualifiée, selon Benkirane, de « la première grande faute, depuis notre accession à la présidence du gouvernement en 2011 ». « Il y a eu peut-être d’autres fautes, mais pas comme celle-ci… », ajoute-t-il.




Enfin, par Benkirane, plusieurs personnalités sont pointées du doigt et directement accusées. Saâdeddine El Otmani qui, selon Benkirane, doit rendre des comptes. Mais aussi Noureddine Ayouch, patron de l’agence de communication Shem’s, présenté comme membre du lobby de la francisation de l’enseignement, mais aussi comme figure s’en prenant, selon Abdelilah Benkirane, « au malékisme, au Coran et défendant les droits des homosexuels », ajoute l’ancien secrétaire général du parti d’obédience islamiste qui dirige la coalition gouvernementale.


La démission d’Azami, considéré comme proche de Benkirane, intervient directement à la suite des propos de son mentor sur Facebook. L’ancien ministre délégué chargé du budget, actuellement président du conseil de la ville de Fès, garde cependant son poste de président du parlement du PJD…