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17.10.2019 à 15 H 45 • Mis à jour le 17.10.2019 à 15 H 55
Par
Algérie

Amar Saâdani: «Le Sahara est marocain et rien d’autre»

Amar Saâdani, ex- SG du FLN. Archives
Dans un entretien accordé à TSA, l’ancien secrétaire général du FLN algérien affirme que la question du Sahara occidental ne doit pas entraver la construction du Maghreb. Il estime que le territoire dont la souveraineté est contestée par le Polisario revient historiquement au Maroc. Saâdani appelle l’Algérie et le Maroc à « ouvrir leurs frontières et normaliser leurs relations » à la faveur des changements en cours dans la région

En Algérie, Amar Sâadani, ancien secrétaire général du FLN, a créé la surprise, ce jeudi 17 octobre 2019, en se prononçant à contre-courant de la position officielle du pays sur la question du Sahara Occidental.


« En vérité, je considère que le Sahara est marocain et rien d’autre. Il a été enlevé au Maroc au congrès de Berlin. Aussi, je pense que l’Algérie a versé pendant cinquante ans des sommes faramineuses à ce qui est appelé le Polisario et cette organisation n’a rien fait et n’est pas parvenue à sortir de l’impasse », a-t-il déclaré dans une interview accordée à TSA.


Une position qu’il avait exprimée à mots couverts et à deux reprises en 2015, Amar Sâadani lorsqu’il avait appelé l’Algérie à lever la main sur le dossier du Sahara Occidental qui doit être « du ressort exclusif des Nations Unies », rappelle le HuffPost Algérie. Yabiladi précise à ce propos que Saâdani rejoint ainsi d’autres formations politiques, notamment islamistes, qui se sont exprimées dans le même sens.


« Je pense que la question du Sahara doit prendre fin et que l’Algérie et le Maroc doivent ouvrir leurs frontières et normaliser leurs relations. L’argent versé au Polisario, avec lequel ses membres se baladent depuis cinquante ans dans les hôtels de luxe, doit revenir à Souk Ahras, El Bayadh, Tamanrasset et autres villes. C’est mon avis, même s’il doit déplaire à certains », a-t-il ajouté dans ses déclarations à TSA.


Pour l’ex-dirigeant du FLN, la relation entre les deux piliers du Maghreb transcende leur différend sur ce conflit qui mine la région depuis quatre décennies. Sa sortie aussi explicite est expliquée, selon certains observateurs, par la parole libérée des politiques à l’aune du Hirak algérien.


« Je pense que la conjoncture est favorable car il y a l’élection d’un nouveau président et le changement de système en Tunisie, l’Algérie se dirige vers une élection et un changement de système, la Libye aussi vit une transformation. Tout cela peut concourir à relancer l’unité maghrébine comme l’ont voulue les vétérans du FLN et de tous les partis nationalistes, du Maroc, d’Algérie, de Tunisie et de toute l’Afrique du Nord », a-t-il déclaré.