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12.11.2019 à 01 H 51 • Mis à jour le 12.11.2019 à 01 H 51
Par
Santé publique

Sidi Harazem communique à minima sur la contamination de son eau minérale

Des « lots limités » de bouteilles d’eau minérale Sidi Harazem ont été infectés reconnaît la marque après des révélations de presse, se limitant à évoquer des cas de « non-conformité » sur ses produits fabriqués sur une de ses lignes installée en août 2019. Aucune information précise sur la nature, l’origine et l’ampleur de cette contamination, n’a en revanche été donnée. La Fédération du droit des consommateurs (FMDC) accuse le ministère de la Santé pour son mutisme

Suite à des informations publiées dans la presse révélant que de l’eau en bouteille mise sur le marché avaient été polluées et/ou contaminées, Sidi Harazem a diffusé un communiqué le 11 novembre faisant état d’une « non-conformité » qui a été « remontée par l’INH (Institut National d’Hygiène) sur trois lots de bouteilles identifiées du format 0,5 Litre de la marque Sidi Harazem fabriquées sur une nouvelle ligne remplisseuse installée fin août 2019 ».

 

La marque assure avoir « en accord avec le ministère de la santé publique », mis en œuvre « le principe de précaution », en arrêtant « immédiatement » la production de la ligne concernée  le « principe d’intervention », en procédant « dès connaissance » au « retrait immédiat de l’ensemble des points de vente de la totalité de la production objet de la non-conformité, même si cette dernière ne concerne que trois lots limités », et sa destruction  et le « principe de traçabilité » en réalisant « un diagnostic de l’ensemble du réseau de production pour identifier l’origine du problème ».


« Cette analyse nous a montré que sont exclusivement concernés, dans le format bouteilles de 0,5 Litre de Sidi Harazem, trois lots limités fabriqués depuis l’acquisition de la nouvelle ligne fin août 2019 », assure la marque qui ajoute avoir « mis en place toutes les mesures nécessaires pour pallier définitivement cette non-conformité ».



Si la marque dit « regretter cet incident », sa communication demeure très parcellaire. Aucune indication scientifique n’est donnée sur la teneur de cette « non conformité », ni sur son origine. Rien non plus n’est précisé sur la taille des lots en question, ni sur le nombre de bouteilles effectivement consommées et/ou non retournées.


Dans un communiqué diffusé le même jour, la Fédération marocaine du droit des consommateurs (FMDC) qui avait alerté en amont sur cette affaire,  affirme avoir fait analyser des bouteilles de 1 litre et 0,5 litre mises sur le marché dans la région de Souss-Massa et constaté qu’elles contenaient de « dangereux germes susceptibles de mettre en danger la vie des citoyens, notamment les personnes âgées, celles atteintes de déficiences immunitaires et les nourrissons ».


 

Selon ses données, le « patient zéro » serait localisé à Tiznit dans le sud du pays, où plusieurs tests, effectués par l’INH à Rabat, ont bien confirmé la présence de taux élevés de germes.


La FMDC accuse le ministère de la Santé qui, selon elle, n’a pas pris « depuis des mois » les mesures légales nécessaires contre la société Sidi Harazem, ni ordonner par lui-même le retrait du marché de cette eau impropre à la consommation, et encore moins informé le public de sa mise en danger.


La Fédération exhorte la population locale et nationale d’éviter la consommation de l’eau Sidi Harazem jusqu’avis contraire émis par le ministère de la Santé.


Elle requiert de plus l’ouverture d’une enquête approfondie sur cette affaire, notamment sur le défaut d’information de la part du ministère de la Santé et appelle à plus de transparence de la part des pouvoirs publics dans ce type de dossiers, faisant référence aux lois à l’accès à l’information et aux dispositions légales concernant la consommation du grand public de produits mis sur le commerce. Enfin, la FMDC requiert du chef du gouvernement, du ministre de l’Intérieur et du ministre de la Santé d’assumer leur entière responsabilité, s’étant refusés à tout commentaire.